C. IV, n" 4; t. VI, col
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culés, c'est-à-dire, Texpression selon une langue : latine, grecque, hébraïque, ou toute autre. Mais, en eux-mêmes, ces A'estiges ne sont ni latins, ni grecs, ni hébreux, ni d'aucune autre langue; ils sont à Tâme ce que Tair du visage est au corps... Mais Fair du visage, du moins, est à découvert : on ne peut pas mettre ainsi ces vestiges à découvert. D'où il est facile de deviner quelle distance il y a du langage à l'acte intellectuel i. » Le langage ne reproduit ni une certaine intellection première, trop rapide, trop complète, et aussi trop insaisissable, ni une autre intellection arrivée en nous à l'état de connaissance habituelle, et qui, pour être moins complète, ne laisse pas d'avoir quelque chose de supérieur au langage, et d'inexprimable en quelque langue que ce soit.
Dans les ConfessionSy il faut, sur ce sujet, remarquer la phrase suivante : « J'entends les paroles employées pour exprimer les théories sur les nombres (intelligibles); mais autres sont ces paroles, et autres les théories; les paroles sonnent différemment en grec ou en latin; et les théories ne sont ni grecques, ni latines, ni d'aucune autre langue 2. » Le sentiment et la connaissance du bonheur diffèrent aussi, en nous, du langage par lequel nous prenons conscience de l'un et de l'autre : « Or, si la chose dont beatitudo est le nom, n'était pas contenue dans la mémoire des hommes (c'est-à-dire dans leur connaissance confuse plus intime), l'unanimité pour le désir d'être heureux
1. De catechizandis rudibus, c. n, n" 3; t. iVI, col. 3il-3l2; — cf. ibid., col. 322.