‹ Saint AugustinChapitre 65 sur 292 · De Magistro, c. xi, n° 38; t. I, col · texte numérisé non relu

De Magistro, c. xi, n° 38; t. I, col

dis à un disciple, le disciple le sait par sa propre contemplation, non par mes paroles ^ » — Enfin, et ceci est la conclusion du livre : « Quiconque peut voir (les choses intellectuelles) est, à l'intérieur, le disciple de la vérité, et au dehors, le juge de celui qui parle, ou plutôt du discours lui-même -. »

Les Confessions '^^ et la Cité de Dieu'' n'ont rien d'aussi fort et d'aussi précis. On lit dans le traité de la Trinité : « L'âme, selon que le maître intérieur le lui enseigne, aie sentiment de ne pouvoir être élevée que par le secours de Dieu ^. >> Enfin, à d'autres dates et dans d'autres ouvrages, saint Augustin dit : « La vérité est proche pour tous, éternelle pour tous; elle avertit extérieurement, elle instruit intérieurement^. » — « Par elle, je comprends que les choses exprimées dans le discours sont vraies, et par elle aussi, j'ai conscience de le comprendre '^. » — « Le fait seul d'approuver par un jugement certain l'homme qui nous avertit du dehors, qu'est-il autre chose, sinon l'attestation donnée par nous, d'avoir pour précepteur une lumière intérieure^? »

1. C. XII, n° 40; col. 1217; passage à lire, où l'on remarquera celle phrase : «quod si [auditor) verbis perducitur ejusqui intcrrogot, non tamen docentibus verbis, sed eo modo inqaircntibus quo modo est ille a quo qnxrilur imus discere idoneus ».

Page 1