‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 105 sur 146 · Ammien Marcellin, XXIII, 3; XXIV · texte numérisé non relu

Ammien Marcellin, XXIII, 3; XXIV

réponse. Valens fat grièvement blessé. On raconte qu'il fut transporté à la hâte dans une cabane et que des soldats goths y mirent le feu, sans savoir qui elle contenait ^

La fin tragique de Valens ne mit pas TEmpire en péril : l'invasion vint se briser contre la jeune vaillance de Gratien, et bientôt contre la science militaire de Théodose. Mais, avant qu'une politique aussi sage que désintéressée ait appelé celui-ci au partage du pouvoir impérial, la paix religieuse était déjà rétablie. Dans les derniers mois du règne de Valens, distrait par la guerre, la persécution avait à peu près partout cessé d'elle-même. Pierre d'Alexandrie était revenu dans sa ville épiscopale, porteur de lettres du pape Damase qui confirmaient son élection : le peuple chassa l'évèque intrus que les ariens avaient intronisé à sa place*. A Constantinople, les catholiques, opprimés depuis trente-huit ans par la faction arienne, et réduits à un petit nombre, attendirent la mort de Valens pour relever la tête : ils entamèrent, à la fin de 878, des négociations avec Grégoire de Nazianze, pour que celui-ci vînt prendre soin de leur Église, et la relever de ses ruines : la réponse favorable qu'il fit à leurs instances fut concertée avec saint Basile'. La plupart des exilés rentrèrent seulement vers cette époque, quand Gratien eut promulgué une loi rendant pleine liberté aux orthodoxes et frappant les plus dangereux des hérétiques*. Basile eut alors la joie, tant désirée, d'apprendre le retour à Samosate de son cher Eusèbe, après un exil

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