Socrate, Hist, eccl,^ III, i
SAINT BASILE. Il
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ture. Cette vie future, c'est l.i parole de Dieu, contenue clans les Saintes Écritures, qui nous la révèle. Mais des adolescents ne sont pas capaUes de les comprendre. Ils doivent s'y préparer en formant leur intelligence par Tétude des poètes, des historiens et des rhéteurs. Ils s'accoutumeront ainsi à regarder de loin la vérité : semblables à des gens qui, après avoir contemplé d'abord le soleil réfléchi dans Teau, osent lever les yeux ensuite vers Tastre rayonnant*.
Comment et avec quelle pensée faut-il lire les classiques païens ?
Saint Basile veut que les jeunes gens apportent à cette étude les plus grandes précautions. Dans les poètes, il faut éviter tout ce qui est de mauvais exemple, et, quand ceux-ci chantent le vin ou la volupté, quand ils exposent les fables mythologiques, quand ils célèbrent les adultères et les amours éhontées des dieux, se boucher les oreilles comme Ulysse devant le chant des Sirènes. Les historiens mêmes doivent être lus avec défiance, ceux-là surtout qui écrivent principalement pour plaire. Dr.ns les rhéteurs, il faut éviter d'apprendre l'art de mentir. En toutes ces matières, l'étudiant devra imiter l'abeille, qui ne se pose pas indifféremment sur toutes les fleurs, et, dans celles mêmes où elle puise, ne recueille pas tout sans choix. Ou encore il doit faire comme celui qui cueille la rose, en ayant bien soin de ne pas se piquer les doigts aux épines*.
Ces précautions prises, dans quel but doit-on lire ? D'abord pour orner et former son esprit. « La destinée d'un arbre est de donner son fruit en temps opportun : cependant les feuilles qui s'agitent autour des branches