‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 129 sur 146 · Ibid,, a · texte numérisé non relu

Ibid,, a

lui forment une parure. Ainsi le fruit essentiel de Tâme est la vérité, mais le vêtement* extérieur de la sagesse ne doit pas être méprisé : il ressemble à ces feuilles qui prêtent au fruit une ombre utile et un gracieux ornement. C'est ainsi que le grand Moïse, le plus célèbre des liommes pour la sagesse, s'exerça dans toutes les sciences des Egyptiens, avant de s'élever à la contemplation de a Celui qui est. » De même, en un autre temps, on dit que le sage Daniel fut instruit à Babylone dans la sagesse des Chaldéens, et ensuite s'adonna aux sciences sacrées^. »

Cependant on aurait tort de voir simplement dans l'étude des meilleurs parmi les païens une gymnastique de l'esprit, un exercice de style ou de pensée. Saint Basile y reconnaît plus que cela. Les écrits des grands poètes, des vrais philosophes, ont aussi une force éducatrice. « Puisque c'est par la vertu que nous devons parvenir à la vie future, on s'attachera utilement aux poètes, aux historiens, surtout aux philosophes qui Font célébrée. La vertu deviendra familière aux enfants, quand ces écrits, qui parlent d'elle, se seront enfoncés profondément et comme gravés en caractères indélébiles dans leur mémoire encore tendre*. »

Basile rappelle, à ce propos, les vers d'Hésiode, « répétés de tous, » qui encouragent au bien les adolescents. « Comme le disait un homme très versé dans l'interprétation d'Homère, toute l'œuvre de ce grand poète a pour objet de louer la vertu, et, en dehors de ce qui est de simple ornement, il n'est aucune de ses parties qui ne tende à ce but. » Le mythe d'Hercule jeune, hésitant entre les deux voies, sollicité tour à tour par

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