‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 139 sur 146 · I. Philostorge, Hist, eceL, VIII, la · texte numérisé non relu

I. Philostorge, Hist, eceL, VIII, la

3 Photius, Biblioth,y i38.

cioxie de saintBasile. Les ennemis que lui avait faits son élection à Tépiscopat guettaient les occasions de Tattaquer. On prétendit que, dans un discours prononcé à la fête du martyr Eupsyque, après avoir parlé très clairement de la divinité du Père et du Fils, il avait employé des expressions moins fortes à Tégard de celle du Saint- Esprit. Au cours d'un banquet, auquel assistait Grégoire de Nazianze, un religieux, fatigué d'entendre louer Basile, lança contre lui cette accusation, reprochant à Grégoire lui-même d'avoir approuvé par son silence le langage de son ami*. La vérité est que, par prudence et par charité tout ensemble, afin d'éviter un piège des hérétiques et aussi afin de ménager des âmes hésitantes qu'il voulait ramener doucement à la vraie foi*, Basile s'était abstenu de se servir, à propos de la troisième personne de la Sainte-Trinité, de termes que n'avait pas employés le concile de Nicée. Mais il avait emprunté au raisonnement et à l'Ecriture Sainte des expressions équivalentes, pour attester la divinité du Saint-Esprit'. Aucune doctrine ne lui tenait plus à cœur, a Puissé-je — s'écria-t-il un jour devant Grégoire de Nazianze, en prononçant, dit celui-ci, une sorte d'imprécation contrairement à toutes ses habitudes, — puissé-je être abandonné de cet Esprit, si je ne le vénère pas, avec le Père et le Fils, comme leur étant consubstantiel, et égal en dignité*! » Comment, d'ailleurs, eût-on pu douter de sa foi en ce dogme fondamental de la religion chrétienne, quand il avait déjà consacré à la démonstration de la divinité du Saint-Es-

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