‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 57 sur 146 · Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XLIII · texte numérisé non relu

Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XLIII

a Tu devrais, <lit-il à Basile, être bien aise de recevoir l'empereur dans ton Église, et de le compter au nombre de tes fidèles. Que faudrait-il, pour obtenir cette faveur? presque rien : ôter du symbole le mot consuhstantiel^ . »

Beaucoup de personnes avaient déjà conseillé à Basile de faire provisoirement cette concession de forme, afin de détourner l'orage qui s'amassait sur sa tête*. Mais lui, avec son habituelle fermeté :

« Je souhaiterais beaucoup, répondit-il, de voir l'empereur dans la véritable Eglise, parce que je désire son salut et celui de tous les hommes. Mais je suis si éloifj^né d'ôter ou d'ajouter quelque chose au symbole de la foi, que je n'oserais pas seulement y changer l'ordre des paroles^ »

Pendant ce colloque, la nuit était venue. On raconte que le préfet invita Basile à réfléchir jusqu'au lendemain, et à lui donner alors sa réponse. « Je serai demain ce que je suis aujourd'hui, » répondit l'évêque, et, dans sa soif de martyre, il ajouta : « Je souhaite que toi non plus tu n'aies pas, demain, changé de sentiments à mon égard*. »

Tel était l'état des choses au moment où "Valens fît son entrée dans la capitale de la Cappadoce. Il était doublement irrité contre les catholiques de Césarée. Il se souvenait de l'échec de la tentative faite quatre ans plus tôt contre leur foi, et il n'oubliait pas la part que Basile, alors simple prêtre, avait eue à cet échec. La résistance (|ue ses agents venaient de rencontrer de nouveau portait au comble sa colère. Pour lui plaire, ceux-ci se cru-

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