I. Ep. a3i
a. Saint Grégoire de Nysse, De vîiaS.patris Ephrem Syri^ 17.
3. Cotelier, Monumenta Ecclesiae graecae, t. III, p. 58. — L'Éloge de saint Basile par saint Éplirem n*existe plus quVn grec. Il peut néaumoins être autlieutiqae. Saint Jérôme (De virts ill; i5), Sozomène (H'tst, eccl.j m, 16) disent que les OEuvres de saint Ëphrem ont été traduites en grec de son vivant. Le voyage d*Éphrem à Césarée, attesté par saint Grégoire de ?^ jsse, doit se placer tout au commencement de Tépiscopat de Basile, puisque Ephrem mourut en BqS.
(lait ce saint pasteur, en faisant monter ses prières jusqu'au ciel. Je vis cette Eglise qu'il aimait si tendrement, qu'il avait si magnifiquement ornée, qu'il avait établie dans un ordre si merveilleux. Je vis couler de sa boucbe la doctrine de saint Paul, la loi de l'Évangile, la crainte religieuse de nos mystères. Je vis enfin cette sainte assemblée tout éclatante des divines splendeurs de la grâce. »
Éphrem raconte qu'après l'office Basile le fit venir, et lui dit par interprète (car le pieux pèlerin ne parlait que le syriaque) : a Es-tu cet Éphrem qui s'est soumis d'une manière si admirable au joug du salut? — Je suis, répondit-il, cet Éphrem qui marche si mal dans la carrière du salut. » Basile s'approcha : les deux saints s'embrassèrent. Puis ils eurent un entrelien qu'Éphrem compare à « une table couverte non de mets périssables, mais de vérités éternelles. » Ému de la sagesse de Basile : « Père, lui dit Éphrem, défends-moi contre la paresse et l'inertie ; dirige-moi dans la voie droite ; perce la pierre de mon cœur. Le Dieu des esprits m'a jeté à toi, afin que tu prennes soin de mon âme. » Éphrem parle en termes généraux des conversations qui suivirent : il rapporte particulièrement que Basile lui raconta rhistoire, si célèbre en Cappadoce, des quarante martyrs de Sébaste. Sozomène dit que Basile, de son côté, admira l'érudition du diacre syrien* : il semble y faire allusion en deux passages de ses discours sur VHexae^ meron et de son livre sur le Saint-Esprit*.
L'amitié eut une grande place dans la vie de Basile. « Depuis mon enfance jusqu'à ma vieillesse, écrit-il dans ses dernières années, j'ai eu beaucoup d'amis*. » Avec