‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 98 sur 146 · I. Ep · texte numérisé non relu

I. Ep

gués, mais de venir sans retard, nombreux, en synode, les visiter, a A la valeur personnelle des envoyés se joindront ainsi le poids et l'autorité que donne le nombre, et l'on pourra rétablir la foi définie à Nicée, poursuivre riiérésie, remettre la paix dans les Églises, amener à la concorde ceux qui, au fond, pensent de même. » Ces derniers mots font allusion au schisme d'Antioche. La lettre y revient plus loin, en termes tout à fait explicites. « Ce qui est le plus digne de pitié, c'est que la partie saine du peuple est divisée contre elle-même. Nous ressemblons aux habitants de Jérusalem, qui, sous Yespasien, étaient à la fois assiégés au dehors et en proie à la sédition au dedans. Nous aussi, nous avons à nous défendre des hérétiques, et nous sommes réduits à une extrême faiblesse par une autre guerre, où les belligérants sont des orthodoxes. » La lettre se termine par une adhésion pleine et entière à la profession de foi contenue dans la lettre synodale des Occidentaux*.

Cependant, malgré la bonne volonté réciproque, les affaires n'avançaient pas. L'année iy3 paraît s'être passée en négociations, dont Tagent principal est un prêtre latin, Sanctissime. Il avait apporté un mémoire ou formulaire, répondant à la lettre collective des Orientaux. Basile se déclare prêt a souscrire cette pièce, que Sanctissime, dont le zèle est infatigable, soumettra à la signature d'autres prélats, et rapportera en Occident. Sur la demande d'Eusèbe de Samosate, Basile écrit encore à Mélèce, pour le prier de composer une nouvelle lettre, destinée à y être jointe*. Cette lettre est probablement celle qui a le numéro 2^2 dans la correspondance de

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