‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 99 sur 146 · I. Ep · texte numérisé non relu

I. Ep

a. Ep. 120.

saint Basile. Discrètement, M élèce se plaint encore du peu de secours reçu. « Nous avons souvent espéré en vous au temps de nos épreuves, frères très vénérés ; puis, déçus dans nos espérances, nous avons dit avec le psalraiste : J'ai attendu qui compatirait, et nul n'est venu ; qui me consolerait, et je n'ai trouvé personne. » Vient ensuite le tableau, déjà tracé bien des fois, de la désolation des Églises orientales. « Le comble des maux, le voici : le peuple, abandonnant les maisons de prières, seréunitdanslessolitudes. Lamentable spectacle ! Femmes, enfants, vieillards, infirmes, sous la pluie, la neige, lèvent, parmi les glaces de l'hiver ou les feux de l'été, demeurent au dehors, refusant de participer à la communion des ariens. » Ce trait se présente naturellement sous la plume d'un évêque d'Antioche : après le premier exil de Mélèce, ses fidèles s'assemblaient dans des cavernes pour ne p^s communiquer avec l'arien Euzoius*. Du reste, la lettre est écrite dans les termes les plus généraux : probablement était-elle accompagnée d'un mémoire, entrant dans le détail des questions à traiter.

Basile avait manifesté l'intention de ne pas écrire* : cependant, le zèle l'emporta, et lui inspira une nouvelle lettre « aux évêques d'Italie et de Gaule. » Malgré la monotonie de telles citations, il est impossible de ne pas reproduire ici la description très précise qu'il donne des maux causés par la persécution arienne. « Les pasteurs sont chassés, les troupeaux dispersés, et, ce qui est plus triste, le peuple refuse aux victimes le nom de martyrs, parce que les persécuteurs se parent euxmêmes de celui de chrétiens. On ne punit plus sévè-

Page 1