In psalm. XXII
6, II in psalm, XIV, i.
serons tous amenés, pour rendre compte chacun de nos œuvres. Autour des pécheurs se pressent des esprits horribles et lugubres; leurs yeux jettent des flammes, leur bouche souffle le feu, et trahit la cruauté de leur . âme ; leur visage, où se lit leur haine pour Thomme, est sombre comme la nuit. Figure-toi, ensuite, un abîme profond, des ténèbres impénétrables, un feu qui brûle sans lumière; puis une race de vers, venimeux, carnivores, mangeant toujours, jamais rassasiés, et dont là morsure cause d'intolérables douleurs; enfin, supplice pire que tous les autres, la honte sans fin, l'opprobre éternel. Crains cela, et, instruit par cette crainte, retiens d'un frein puissant ton âme entraînée vers les concupiscences mauvaises*. »
On croirait voir déjà quelqu'une de ces fresques terribles, que les artistes du moyen âge ont peintes aux murs des cathédrales.
Ces images vives, saisissantes, les conseils pratiques, les allusions, contribuaient sans doute non moins que les raisonnements serrés et les élévations mystiques k retenir l'auditoire autour de Basile. Une fois, il se plaint de la mauvaise tenue de son peuple'; mais une autre fois il lui rend un témoignage tout différent. Il montre les fidèles assemblés dans l'église depuis minuit, et y trompant l'attente par le chant des hymnes; vers midi seulement Basile, qui avait prêché ou officié dans un autre sanctuaire, pourra monter à l'ambon*. Un tel empressement et une telle patience de ses fidèles méritaient que, pour les instruire, il fit violence à la faiblesse <le sa santé, dont il ne cesse de se plaindre, a En vous