‹ Saint BasileChapitre 15 sur 137 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

de Constance et frère du César Gallus. Habile à chercher près de tous la popularité, Julien se mêla plus d*une fois au groupe sérieux que formaient Basile et ses compagnons habituels. Dans le jeune homme « à la démarche instable, au regard incertain, aux discours incohérents, » Grégoire paraît avoir deviné tout de suite le futur apostat. On T entendit s'écrier : « Quel fléau nourrit TEmpire romain! » et ajouter : « Puissé-je avoir été mauvais prophète M » Basile partagea, selon toute apparence, l'impression défavorable de son ami; mais il n'a laissé aucun détail sur ses relations de jeunesse avec Julien*.

On ne nous dit pas quels professeurs suivit Basile. « Nos maîtres étaient aussi célèbres dans le monde, que Test Athènes elle-même, » écrit seulement Grégoire. Deux professeurs surtout jouissaient, à cette époque, d'une grande célébrité. L'un est un païen, Himère, originaire de Bithynie, où il avait abandonné un patrimoine considérable pour obtenir la gloire d'enseigner à Athènes. L'autre est un chrétien, Prohaeresius, étudiant pauvre qui s'était élevé par son talent jusqu'au professorat, et avait obtenu dans la carrière de sophiste une telle célébrité, que l'Occident lui-même rendit hommage à ses talents ; une statue fut élevée en son honneur sur le forum, avec cette inscription : « Rome, reine du monde, au roi de l'éloquence. » Il est vraisemblable que Basile et son ami suivirent les cours de ces illustres professeurs. Parmi les connaissances dans lesquelles il se perfectionna, on cite la grammaire, qui comprenait alors l'étude de la langue grecque, des règles de la poé-

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