‹ Saint BasileChapitre 69 sur 137 · Ep · texte numérisé non relu

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affaibli par de longues dissensions. C'est probablement avant de quitter Césarée, en 872, que Valens l'envoya en Arménie, avec mission de pourvoir aux sièges vacants. Bien que contrarié par la défection d'un auxiliaire sur lequel il avait compté, Basile paraît javoir réussi dans cette œuvre difficile. Son zèle, sa prudence, suppléèrent au peu de connaissance qu'il avait des hommes et des lieux, à son ignorance même de la langue et des coutumes du pays. Il parvint à rétablir la concorde entre les évêques; il les réveilla de leur indifférence ; il leur fit même accepter un ensemble de règles disciplinaires, en vue de réprimer des désordres de mœurs particuliers à l'Arménie. Il eut, entre autres succès, la joie de laver un prélat arménien, Cyrille, de calomnies répandues contre lui, et de nommer à l'Église de Satales, demeurée sans pasteur, un évêque* excellent*. La paix religieuse eût été pour longtemps rétablie en Arménie, si les intrigues d'Anthime n'y avaient trop vite ramené la division.

L'histoire d'une autre élection épiscopale, à laquelle furent mêlés saint Basile et saint Grégoire de Nazianze, mérite d'être racontée, car elle montre la brèche chaque jour plus large faite par l'esprit de l'Évangile dans l'inhumaine institution de l'esclavage. Les canons en vigueur au iv® siècle interdisaient d'élever un esclave au sacerdoce ou à l'épiscopat^ sans le consentement de son maître, manifesté par l'affranchissement préalable. Quelquefois l'intérêt des âmes déterminait à passer outre, dans des circonstances que l'on eût pu croire exceptionnelles, si saint Jérôme ne nous assurait que le clergé de son temps comptait beaucoup d'esclaves*.

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