CHAPITRE IX
qui auraient dû cependant être épargnés y au nom de la patrie à laquelle ils portaient un si vif amour, et dont eux et leurs pères avaient ^ durant treize siècles y conservé et défendu Thistoire. Mais, on le sait j aucune congrégation , ou charitable ou savante, ne trouva grâce,, et les travaux des Bénédictins sont interrompus probablement pour jamais.
Les Ordres militaires et les Arts.
En parlant de la famille bénédictine , nous n'avons pas mentionné les Ordres militaires auxquels elle a donné naissance , d( qui étaient de^és^à. servir TEglise et à défendre la Chrétienté. Huit grands ordres miHtaires sont issus de la filiation de saini^noît et de saint Bernard. Les six plus an- 'dèns sont issus de la terre d'Espagne, où se faisait une croisade perpétuelle contre les Maures. Les • chevaliers de Calatrava , les chevaliers d'Alcantara, les chevaliers de Montésia , les chevaliers du Sau* . veur, ceux de Y Aile de S. Michel et ceux d'Avis formaient autant de congrégations religieuses et guerrières qui , débarrassées des soins du siècle y devaient défendre le sol de la patrie contre les agressions des infidèles. Les Templiers y si vite dé-