CHAPITRE
générés , devaient leur origine à saint Bernard ^ et les chevaliers Teutoniques, en adoptant la règle de saint Benoit, rendaient hommage à l'institution monastique qui a civilisé le nord de l'Europe.
Mêlés à toutes les questions graves de leur temps, les Bénédictins n'avaient pu demeurer étrangers aux progrès des arts , et on voit, dès les premiers temps, leur activité intellectuelle embrasser aussi les arts qui parlent aux yeux et qui sont le livre des ignorants. Âugilbert, abbé de Saint-Denis, faisait orner son église de sculptures et de mosaïques. A Milan , le moine Gaudenjy^s couvrait le chœur de la basilique de Saint-AmbroiseSdL'one mosaïque qui subsiste encore. Candidus, religieux, ornait de belles peintures Tabside de l'église de Fi)ld^.^segésius, abbé de Fontenelle , aimait la peinture et Iï^>fl^iguait dans son église. Les moines de Richena étaient connus pour leur talent à manier le pinceau, et on disait en proverbe : Où trouver des artistes comme les moines de Saint-Gall? A Salerne , les Bénédictins élevaient, d'après leurs plans, une magnifique église à Marie et la couvraient de ta-* bleaux. Dès l'an 999, Hugher, moine de Moutieren-Der, peintre et statuaire , exécutait de grandes fresques dans l'église de Cbâlons-sur-Marne. Ri-