Bref Universise Christi fidelibus, du 28 avril
la gardienne de son sépulcre vide, de sa mémoire et de son culte. Elle ne perdra pas de sitôt le souvenir du triduum de 1874 : triduum que présidait son archevèque entouré de plusieurs prélats étrangers, et qui faisait revivre, sous une forme rajeunie, les multitudes, la foi et les chants du moyen âge. Plusieurs orateurs de renom s’y firent entendre, entre autres . Mgr de Charbonnel, Mgr David et Mgr Mermillod. Les uns et les autres se plurent à féliciter la cité lyonnaise d’avoir été choisie pour être la gardienne des cendres de saint Bonaventure. « Lyon, disait Mgr David, citant un mot de Grégoire VII, Lyon marche à la tète de toutes les Églises de France par la dignité de son siège, par l'éclat de ses études et de ses institutions. Où trouver plus d’amour pour la discipline, des mœurs plus graves, plus de sagesse et d’autorité? » — « Lyon est la patrie de la Propagation de la Foi, s’écriait à son tour Mgr Mermillod!... En apercevant notre Saint que sa mère lui apportait mourant, saint François d'Assise s’écria : Oh! l’heureuse rencontre! Je vous dirai moi aussi: Oh! la bonne aventure pour vous que ce grand Saint soit mort dans vos murs (1)! »
Y eut-il moins d’élan et d'enthousiasme à Bagnoréa, patrie du Saint? ‘Transportons-nous-y par la pensée; nous jouirons mieux de la fête que lui pré- . parent ses compatriotes et qui sert d’épilogue au sixième centenaire de notre héros.