‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 20 sur 121 · GUÉRISON MIRACULEUSE A · texte numérisé non relu

GUÉRISON MIRACULEUSE A

sur des documents irrécusables. Outre les hagiographes de l'Ordre (1), dont l’autorilé est déjà considérable, nous avons, en effet, un témoin qui nous en garantit l'authenticité, un témoin consciencieux, désintéressé, fidèle : c'est le miraculé lui-même. Il se plaira, au foyer paternel, à s’en entrelenir avec ses proches; et plus tard, parvenu à la maturité de l’âge, il consignera dans deux opuseules différents, non seulement le prodige, mais les trois principaux facteurs qui y ont:concouru : la piété de sa mère, l'intercession du Poverello d'Assise et la bonté du Très- Haut. Écoutons-le :

« Tout petit enfant, écrira-t-il en tête de la Légende abrégée du séraphique Patriarche, je fus atteint d’une maladie cruelle; j'allais mourir! Dans cette extrémité, ma mère invoqua saint François et fit vœu, si je guérissais, de me consacrer à Dieu dans : l'Ordre des Mineurs. Aussitôt la mort lâcha sa proie, et les forces me revinrent. Faveur insigne qui ne s’effacera jamais de ma mémoire et que je tiens à publier à la face de l’univers! Car je craindrais, si je gardais le silence à ce sujet, d’être taxé d’ingratitude (2) ! »

Et ailleurs : « Oui, c’est bien aux prières et aux mérites de saint Francois que je dois ma guérison; et si je ne célébrais les louanges de mon libérateur, je craindrais d’être traité d'ingrat(3) ! »

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