‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 110 sur 143 · I. Boehmer. io4-io · texte numérisé non relu

I. Boehmer. io4-io

LE CARDINAL. LE II" CONCILE DE LYON. loi

résie albigeoise. Les Frères Mineurs aspirèrent, dans leurposélylisme universel, à faire la conquête spirituelle des populations mâhométanesi. » Aussi vit-on de bonne heure les pontifes romains déléguer de préférence des enfants de Saint-François vers les régions orientales^* Quoi donc de surprenant que Bonaventure ait été choisi pour traiter avec les Grecs pendant le concile? Jean de Parme, son prédécesseur, avait été envoyé en qualité de délégué près des Grecs, dès l'an i254. C'estUui, dit l'histoire des tribulations, qui prépara et fil aboutir toutes les démarches d'où résulta l'union des Grecs aussi bien du temps du pape Clément IV que sous Grégoire X2.

Le lundi des Rogations, septième jour du mois de, mai. de l'an 1274» se tint, dans l'église primatiale de Saint- Jean, la première session du concile. Le pape entonna l'hymne F^eni Ci^eatoi^ on fit à l'Église de Lyon l'honneur d'adopter ses rites principaux dans les cérémonies. Une des singularités du service était qu'il n'y eût jamais ni orgues, ni musique, ni livres; l'office se chantait tout entier par cœur 3. La musique fut exclue, et seul admis le chant liturgique, qui, au rapport d'un chroniqueur, fut exécuté avec tant d'art et d'une manière si grave et si imposante que tous les cœurs en tressaillirent. Après les cérémonies et prières accoutumées, le pape prit la parole pour exposer à nouveau les motifs qui l'avaient déterminé à convoquer ces solennelles assemblées.

La question de Palestine qu'on traita la première ayant été réglée, on passa à celle des Grecs qui primait toutes les autres dans l'intention de pontife. Une lettre

T. Morin, S.Fr^anqois et les franciscains , 66, 67. Paris, i853. a. Ang. Claren, Hist, Tabulât. Trib. IIÏ, Arch. f. Litt. III., et n, a.

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