Hist. de l'Eglise de Lyon, liv.IV, c. iv, p
2. Ici., ibid. Bzov'ms, Annales, ann. 1274. Hardouin, Jcla. vu. Salimbene, vol. XXXII, p. 665. Et édit. jtal, t. II, p. 27.
saints Pères. Il avait aussi une aimable modestie, qui faisait son caractère de distinction. La charité^ guidée parla prudence, présida toujours à toutes ses conférences- avec les Grecs; elle lui donnait une grande influence sur leurs esprits. Enfin, Bonaventure portait sur son front cet air de sainteté et de candeur qui se fait si bien sentir; aussi cette foule de grands hommes qui composait le concile, le mit à sa tête par une acclamation unanime, et le reconnut pour chef et pour maître*. » « C'est que Bonaventure, lit-on dans les Monumenta Germanicay était un vase admirable de grâces et de vertus, c'est-à-dire un puits de science, lin maître fameux en sainte théologie 2. »
Non moins élogieuses lès paroles de CoUombet : « A ce concile, y lisons-nous, un homme se rencontra d'un savoir éminent, d'une piété plus éminente encore, joignant à la subtilité de l'école et à l'érudition du docteur, l'autorité d'un ancien Père et l'onction d'un maître consommé dans la perfection spirituelle; là clarté de ses discours, la netteté de ses raisonnements, les charmes et l'entraînement de son langage lui subjuguaient les esprits et les opinions; la simplicité, la douceur, les grâces, la suavité de sa personne mettaient dans sa main tous \eÈ cœurs, et sa modestie, plus grande encore que tout son mérite, lui assurait cette heureuse possession 3. »
Hélas! le vaillant champion de l'Église ne devait pas voir la fin de ce concile ; la mort qui le guettait l'abattit soudain.
Quand il eut disparu, l'influence de son conseil continuait à diriger les travaux des Pères. Dans la sixième