I. Baruch, v
LE CARDINiiL.'l.E M* 'CONCILE DE LYON. J63
des Waj'tareS'; iteoistdfis<d^légfités, cdiseat KQS-chnaaique^ , reoonnureût le pape, f et ^3 cfiacen?t ba^ïtiaeir, tet paEmi Jes noTiveauxi convertis j&e itron^ait ma iprince de irm,.à.qui ^le pape '«n: personne .conféra le Baintilipptème'L
Ce 29 'juin, ^jourde ^a laolsaimtjé des iSaints aipâtreiS 3Pîeiire et 'Paul, la messe fut «élébr^ pooiitificalemeiït par le pape sen ilavprimatiale Saint^ïean; l'^pjttreittt rlue en latin «t en .gïEec. lOMohoiiB Meschi, cMfdinal cdiacre de 'Sain*-iALârieïi., chanta J'iévangile !e.n ?lîttin., qu'un diacre ^gree chanta ien ^satpropre ilasague. .Bona- Tenture prononça «n téBaouvaint ^^sct^urs, iSip^ès s quoi le Credo fut chanté alternativement par les cardinaux <ét*les^hanora«sde l'Églrseide Lyon, repris fensnite en •langiie grecqueipar le'paHriaifGhe, ilesiarchemêques ig^reijs de '-la Galaibre, auxquels fwrent ;a:djoints V. fde MiOJV becca, de UOrdue des tiPuêcheurs, ;et Jlean sdetGanstantinople,îFTère Mineur, .pâniterodiersvdu cape ilmn et l'autKe, et également instruits daMS la rcon naissance du grec. Cia formule Bilioque., ccause de/Ja division des esprits, Cut Tépétee trois foisparileS'Qrientauîx., qui «témoignaient lie cette manière ide leuac adhésion :à l'ensdlgnemmït icalhoiHque de l'Église a^omàine. dfinalement les ffirecs fichantèrefflt iles Laudes et le iposntife acheva la oelëbr'ation''d^ ^augustes mystères.
'Les iGkîeos chaotant'la ^proifossioin 'de -foi fàxx.Eilwquey c'était laieoosommaibion de ; l'union fsi longtemps iattendue, 'si aTdemmenft désirée, «t ;si ïïpénibVement ©btenue . 'Peat-étre y*eut-il un imomfentfde sincérité chez jqikelques-uns <ou mêave beaucoupL, ;car .toais avaient <été charmés |>ar ia 'dialectique .sas^anifee,, Jorte >. et p^uiasante de Bonaventure. La véhémente persuasion de sa parole, la majesté de sa douce physionomie leur en imposaient;
ï. Jnal.frcmc, III, .356. ét.M. G. M:WXS^ 3^3. 637..
la logique serrée du docteur mettait en échec tous leurs arguments; ils s'inclinèrent. Par un chant solennel ils venaient de sceller le pacte d'union ; qu'en fallait-il attendre? « Quant à la réunion des Grecs, dit.Poullin de Lumina, on comprit vile que tout ce qu'ils avaient promis et juré au concile n'était pas sincère et que leur .vrai but était de distraire les Latins de la pensée qu'ils pouvaient avoir de recouvrer la ville impériale^. »
Pour ce qui est de la Terre Sainte, de Lumina ajoute : « Des raisons politiques rendirent inutiles les mesures , qu'on prit pour conserver la Palestine. Cette province tomba bientôt en effet sous la domination des Mahométans?. »
Pendant les quatre premières sessions du concile, Bonaventure fut un des personnages qui se fit le plus remarquer et admirer. « Ce saint et savant cardinal avait travaillé sans relâche à l'extinction du schisme, à laquelle il avait eu certainement beaucoup de part, et l'on ne doit pas craindre de dire après deux grands papes, qu'il fut l'âme et l'oracle du concile durant les quatre premières sessions, qui durèrent environ deux mois. Saint Bonaventure, par sa profonde doctrine et par sa grande réputation, entraînait sans peine les suffrages de l'assemblée toutes les fois qu'il était question d'opiner sur le dogme ou sur la discipline. C'était lui qui proposait ou qui préparait les matières qu'il fallait discuter; c'était lui qui présidait aux congrégations particulières ou préparatoires, et qui y donnait le ton, autant par la force de son travail que par la vigueur de son génie. Il réunissait le talent précieux alors de concilier toute la subtilité de l'école avec toute la piété des