Lyon ancien et moderne, p, 464, Lyon, i
j5s;,,-ji!^^, vs
sensibles, de nature à causer de profondes émotions dans l'esprit simple des populations. « Aussi, en vienton irrésistiblement à se demander si les mystères dont la vogué a été si grande en Italie au treizième siècle, ne doivent pas leur origine aux Franciscains. La fête de Noël organisée par François à Greccio est déjà appelée par Salimbene, et très justement, une représentation. Thomas de Gelano raconte toutes les scènes de cepetit drame : comment François a lu l'évangile, comment le peuple y a répondu par des chants, comment ensuite le saint s'est agenouillé devant la crèche, et comment il a pris l'enfant divin dans siés bras. Voilà vraiment un mystère religieux... et certainement c'est le plus ancien dont nous trouvions trace en Italie. En France et en Allemagne, des représentations dé ce genre avaient été déjà instituées précédemment; nous connaissons ainsi des mystères en latin qui datent du. douzième siècle 2... »
Saint François n'avait-il pas député ses frères à travers le monde pour y être les troubadours du Seigneur?
On a dit et trop souvent répété que saint Bon aventure présida le concile de Lyon. Une telle affirmation ne supporte pas la critique, du moment que le pape était présent. Il faut reconnaître cependant que notre saint eut en ce concile « une situation exceptionnelle, la direction et présidence de plusieurs afiFaires, car en compagnie de deux autres Frères Mineurs il présidait effectivement et préparait les discussions ^ » .
A ce concile se trouvaient effectivement plusieurs franciscains : Eudes Rigault, archevêque de Rouen, lequel
1. Lecoy de la Marche, Le xiii^ siècle liite'r., chap. viii, 194.