‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 127 sur 143 · Ibid., cap. XXIV · texte numérisé non relu

Ibid., cap. XXIV

notre salut en même temps que le sang mêlé d'eau, ce sang qui, en coulant de cette source, ou sanctuaire du cœur, communiquerait aux sacrements la vertu de produire ja vie de la grâce, et, pour ceux qui vivent dans le Christ serait le breuvage d'une source vive surgissant pour la vie éternelle... Lève-toi, lève-toi donc, amie du Christ, va comme la colombe nicher à l'entrée élevée de l'ouverture, y choisissant ta demeure; comme le passereau, nei cesse pas de veiller; applique ta bouche à cette ouverture, afin d'y boire les eaux du divin Sauveur; là est la fontaine sortie du milieu du paradis, se divisant en quatre fleuves, se répandant dans lesicœurs pieux, arrosant et fécondant la terre entière ^ . »

<( Une fois que nous sommes parvenus au Cœur du Seigneur et très doux Jésus, il nous est bon d'y demeurer; ne nous séparons pas de celui de qui il est écrit : ceux qui s'éloignent de toi auront leurs noms écrits sur terre. Que sera-t-il pour ceux qui s'approchent! Nous nous approcherons et serons dans l'allégresse, nous nous réjouirons en toi au souvenir de ton Cœur. Oh ! qu'il est bon et agréable d'habiier en ce Cœur! Ton Cœur, ô très bon Jésus, est le bon trésor, la perle précieuse que nous avons trouvée dans le champ labouré de ton corps. Qui rejettera cette perle? N'abandonnerai-je pas plutôt toutes les perles; n'échangerai-je pas et mes pensées et mes affections pour acquérir celle-ci, fixant toute ma pensée dans le Cœur du bon Jésus; il me nourrira sans me faillir. En ce temple, en ce Saint des Saints, en cette arche du Testament, j'adorerai et louerai le nom du Seigneur, répétant avec David ; J'ai trouvé mon cœur pour prier Dieu. Oui, j'ai trouvé le Cœur du Seigneur Roi, mon frère et mon ami, le très bénin Jésus ; comment ne pas

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