I. Epis t. aclMagist. innomin
cas la vêture religieuse aurait eu lieu en 1288 ou laSg; ce qui concorderait assez avec l'opinion que le couvent d'Orvieto fut le lieu du noviciat, couvent où le jeune profès demeura quelque temps, et commença la théologie avant d'être envoyé à Paris. Mais nous nous trouvons en opposition avec la narration de François Fabriano. Voilà pourquoi bien des auteurs opinent que le jeune Italien ne se fit religieux qu'à l'âge de 22 ans, a Paris, où avant d'être Irère mineur il aurait suivi les leçons du frère Alexandre de Halès. De cet avis est le Père Léonard Lemmens. Ce n'était pas chose inouïe que des séculiers étudiassent dans les maiso>ns conventuelles; on connaît sur ce point le témoignage de Roger Bacon. <c Tout renseignement théologique et philosophique était entre les maiôs surtout des deux Ordres des Frères Mineurs et des Frères Prêcheurs ; les séculiers avaient abandonné cette étude depuis 4^ ^ins, à part quelques-uns parmi lesquels Robert Grosseteste, Adam de Marisco, Guillaume de Shyrvroode, et quelques autres ; c'est pourquoi depuis ce même temps les séculiers ne croient rien savoir à moins d'avoir fréquenté pendant dix ans: et plus les écoles de ces deux Ordres^. » Incertains de la date d'entrée de Jean au noviciat, nous n'ignorons pas moins en quelles conditions s'écoula ce temps de premiers formation. La durée en fut-elle d'une année entière selon la teneur de la Règle? Les mots : « finito anno prohationis, l'année de probation étant achevée», sont explicites. Pourtant on vit alors plus d'une exception. Un historien du pape Innocent V, rapporte que tout au moins chez les Domiaicains aucun laps de temps, n'était fixé à l'arigine ni par l'Eglise, ni par la Règle ou les Constitutions touchant la durée du iSoviciat, pas plus que l'âge pour l'admission dans VOv-