I. Quartier d'une ville
toujours exposé depuis le matin jusqu'au soir finit par une procession solennelle dans la place, où on porte le très saint Sacrement et la relique. Les confrères de tous les arts et métiers qui ont des chapelles dans l'église et qui sont en grand nombre, y assistent un flambeau à la main; les trompettes, timbales et tambours se trouvent sur le passage, et le peuple y est en si grande foule qu'il serait impossible de la percer si on n'avait pas la précaution de se faire accompagner par des soldats ^ . »
L'octave qui précédait le i4 juillet, était célébrée d'une façon exceptionnellement solennelle par le peuple et la confrérie de notre saint. « On compte, dit Pavy, jusqu'à cinquante prêtres étrangers se présentant en un seul jour pour célébrer la messe à l'autel de saint Bonaventure^. »
La petite cellule enfin où mourut saint Bonaventure était aussi un lieu de pèlerinage très fréquenté pendant l'octave de là fête du Séraphique Docteur. On y apportait de loin les enfants malades ou infirmes. Le P. Fodéré, Ministre Provincial, transforma en oratoire cette petite cellule en i6i3. On y installa un autel qui fut consacré.
Echappée aux dévastations du temps et aux jravages de 1793, respectée par les propriétaires depuis cette époque, cette chapelle existait encore en i835. Voici ce que raconte M^ Pavy : « Deux vieillards élevés à l'ombre du cloître nous ont conduit dans une pièce qui donne sur le quai n° 5 7, maisons Baudrier; et M™° Ganneval, fille de M. Joseph Villette, premier propriétaire après les religieux, nous a confirmé leur témoignage; elle-même a vu subsistant encore l'autel delà chambre dite de saint Bonaventure. Sur la cheminée