‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 19 sur 143 · Hexamer., s. xvii · texte numérisé non relu

Hexamer., s. xvii

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l:è 'théologïen. ïe Siaïtrï:.

'Pariis, la reine 'des nàtio'ïis, j^egina nationum, '&\xirsàt depuis le moyen âge la jeunesse sludie&se «de* i l'univers entier, dèpms isurtout que remperéùr 'Charlémlagne y avait institué l'Université, «on y avait vu acGou«àr de >tous les paiiits du globe un /grand fnoinbre d'hommes illustrés; om savant 'anglais occupait une chaire à la Faculté de rhéologie lorsque le .jenne Fidanza vint en France, y poursuivre ises études. La ville de Paris, nourrice de la «bonne doctrine, fut pour Bonaventure >et Thomas d'Aquin ce qu'avait été pour Baâile et Grrégoiire de Nazianie Athènes la savanite.

Alexandre de •Halès, Surnommé le docteur irréfutable, le imdnarqùe -des 'ihéologienîs, élevé d'abord au monastère de Halès en Angleterre, était venu étudier h. Paris. C'était un. jurisconsulte dègrandrenom,foi'téclairé dans îles. sciences théol<}igiques. Après un stgge prolongé iparmi les maîtres iséculiers, Ale'xa?ndre «întra l'an ïa-âa; 'dans l'Ordre des itères Mineitrs, futrparmi eux leipremiër lauréat >én théologie, -puis 'maître de saint Bonavehture et de saint Thomas d'Aquin. Par ordre du pape Innocent IV il composa la Somme théolqgique, divisée pararticles, et que Stir le rapport de sbixàtïtè-^dix'savants théologiens le .pontife honora de son a,pprobation. Le premier de tous, Alexandre fut le commentateur des

Sentences de Pierre Lombard, exemple qu'imitera plus tard Thomas d'Aquin^

Le docteur P. J. Carie de la Chapelle écrivait au sujet de frère Alexandre de Halès : « Ses ouvrages si peu connus et cependant si dignes de l'être par le bon sens et l'élévation qui y régnent, et pour les disciples habiles qu'ils ont formés, ne purent trouver grâce devant les critiques des deux derniers siècles. »

« Aussi subtil peut-être que Scot, il présente les questions sous une forme qui paraîtrait nouvelle même aujourd'hui. »

Il est certain qu'un tel maître était détaille à former les deux grands docteurs qui font la gloire du xiii^ siècle et de l'Université. Et pourtant, « on a dépensé autrefois beaucoup d'érudition pour affirmer ou nier que saint Thomas ait été élève d'Alexandre de Halès. « Que de temps perdu ! que d'érudition vainement gaspillée ! Les franciscains et les dominicains s'étaient embrassés h l'origine dans la personne de leurs saints Patriarches, et ce baiser de paix obligeait tous ceux qui revêtaient l'habit qu'ils portaient à ne proclamer d'autre gloire que celle de l'Eglise. Alors ces bons religieux songeaient peu à écrire des panégyriques; ils agissaient^. »

Que les frères Mineurs aient continué d'enseigner à l'Université après la mort d'Alexandre de Halès, ce n'est pas douteux. Il est moins certain qu'ils aient eu à la fois deux des leurs comme maîtres dans les écoles de la Faculté. Le Père Hilarin Felder pense que, de i245 à 1 2 5o, l'Ordre avait à Paris deux écoles publiques et deux régents; Jean de Parme enseigna jusqu'à son élection. Bonaventure lui succéda, et selon Eccleston, Richard de

T. Hist. Universit., p. 99, ef 698, Paris, 1666. — Encyclop. britaim., vol. I, 56S. Cambridge, 1910.

2. P. J. Carie, Hist. de la vie de saint Thomas, 1, 1. ch. ix, Paris, 1846.

Cornouaille donnait un cours sur les Sentences, legit S

cursorie senteiitias Parisiis^. Roger Bacon confirme ce yl

témoignage, mais l'histoire de l'Université n'en dit rien;

Voici comment est résumée cette époque de la vie de Bonaventure dans un vieil office : « Bonaventure, nourri par la lecture et la méditation des Saintes Lettres, fit de si rapides progrès dans les sciences sous le magis- . 1 tère du frère Alexandre de Halès, que, dès la septième année, sur le consentenient unanime des maîtres de t#

l'Ordre, il put enseigner dans l'Université de Paris le |

livre des Sentences ; on lui confia effectivement une chaire % de professeur, et tout le monde était dans l'admiration qu'il ait pu, en un temps si court, acquérir les connaissances suffisantes. » ^:

« Tels furent les progrès de Bonaventure en toutes 03

les connaissances sacrées qu'il semblait les posséder £

plutôt par inspiration que par l'étude, m I

« Après avoir ainsi enseigné pendant trois ans, et ne "^^

comptant guère que trente-deux ans d'âge, il fut regardé >

et déjà considéré comme premier de l'Ordre tant par i^

sa piété que par sa science. En lui il y avait ceci de remarquable que plus il se distinguait parle savoir et ■ i

l'autorité, plus il s'abîmait dans les sentiments de l'humilite-. » :;;

Les éditeurs des Analecta franciscana inclinent à croire qu'ayant achevé son noviciat notre néo-profiès ^

séjourna quelque temps à Orvieto, d'où ses supérieurs l'envoyèrent à Paris. Là, sous la conduite d'Alexandre de Halès, ilpoursuivit sesétudes se signalant ?

par son étonnante perspicacité à saisir les questions les plus abstraites, les secrets enseignements des Saintes Lettres. Aussi bien, dès l'année 1^45, la septième

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