‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 35 sur 143 · I. Gerson^ In laudem doct. s, Bonavenf · texte numérisé non relu

I. Gerson^ In laudem doct. s, Bonavenf

LE 'théologien mystique. 47 ^"^^

à la postérité l'Itinéraire de l'dme à Dieu, ouvrage immense, moins par son' étendue que par son élévation, et dont la louange dépasse tout ce que bouelie humaine en saurait dire. Bonaventure s'y montre docteur par la sublimité de l'enseignement i. »

A saint François le litre de séraphique, parce que sa vie fut pour son siècle et les suivants comme une lu*mière éclairant le monde, comme une chaleur l'em*brassant par l'ardeur de sa charité- à Bonaventure ce qualificatif) à cause de la splendeur de sa doctrine et de sa vie. Sa doctrine est lumière et chaleur. Lumière, elle brille comme un rayon de sagesse; chaîeur, elle ressemble à une flamme brûlante. "Lumière, elle éclaire l'esprit; chaleur, elle pénètre au fond des tœurspour les réchauffer. Cette doctrine toute séraphique soulève, embrase, vivifie, communique la lumière, dissipe l'obscurité dans les intelligences.

A Bonaventure le titre de séraphique, parce qu'en lui se trouvent réunies les prérogatives des séraphins, décrites dans la ^zér^/'cAïe céleste du pseudo-Denis l'Aréopagite.

Aussi bien !e docteur séraphique coramence-t-il son Itinéraire de Vâm& à Dieu par ces paroles du psalmiste : « Bienheureux l'homme dont le secours vient de vous; il a disposé dans son coeur des degrés pour s'élever dans la vallée des lai-mes , dans le lieu'qu'il a fixé 2. » « Comme la félicité n'est rien autre chose que la- jouissance du souverain Bien, que ce Bien souverain est au-dessus de nous, nul ne peut devenir bienheureux s'il ne s'élève au-dessus de soi-même, non par une ascension du corps, mais du cœur. Et nous ne pouvons nous élever à moins qu'une vertu supérieure ne nous élève, chose qui

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