CHAPITRE V
La plume alerte du docteur Bonaventure n'interrompait jamais sa course; elle ne séchait pas dans la main de l'inlassable écrivain. Pour défendre sa famille relig^ieuse ou pour guider ses frères dans les voies de la vertu, Bonaventure écrivit plusieurs ouvrag-ès, vengeant les ordres mendiants des attaquesde jaloux adversaires.
Avec autant d'éloquence que de subtilité, il réfuta, par son Apologie des Pauvres, un livre pernicieux dont l'auteur était, pense-t-on, Gérard d'Abbeville^.
Avec la même vigueur de raisonnement et unie égale et puissante logique il s'éleva, ainsi que Thomas d'Aquin, contre l'insolent ennemi des ordres mendiants. Sa dialectique serrée pulvérisa et réduisit à néant les arguments du docteur de la Sorbonne et de tous ceux qui comme lui avaient osé parler, écrire, contre les Prêcheurs et les Mineurs.
Ce furent là les motifs qui dictèrent V Apologie des pauvres, et les réponses à cette qtiestion : Pourquoi les Frères Mineurs prêchent-ils F
Au chapitre général de Narbonne, en 1260, les Pères Capitulaires supplièrent le digne successeur de François d'écrire une vie complète de leur Père commun. La