I. Epist, a8, p
d*un gouvernement si vaste. Désormais ce qui avait été le diocèse de Germanie devenait une province ecclésiastique partagée en plusieurs diocèses, gouvernés par autant d'évêques institués par le saint. Celui ci, toujours sans siège fixe pour pouvoir plus librement s'occuper des intérêts généraux, devenait le métropolitain de toute rAUemagne transrhénane. Il allait avoir à créer les nouveaux diocèses et à choisir les évèques appelés à devenir ses collaborateurs ; le pape lui recommandait seulement de n^en ordonner que dans les localités suffisamment importantes, pour que le prestige de la dignité épiscopale ne fut pas diminuée
Boniface ne vit, dans Thonneur qui venait de lui être conféré, qu'une augmentation de sa responsabilité. € Nous avons, écrit-il à un archevêque anglosaxon, à cause du pallium qui nous a été confié et que nous avons accepté, plus de souci à l'endroit de nos églises et de nos peuples que les autres évèques, qui n'ont à se préoccuper que de leur seul diocèse*. » Et, consciencieux comme il Tétait, il mit immédiatement la main à sa tache nouvelle d'organisateur.
II commença par la Bavière. Ce pays était un des plus intéressants parmi ceux qui relevaient de sa sollicitude pastorale. La Bavière s'étendait alors sur la rive droite du Danube depuis l'IUer à l'ouest jusqu'à