V. les actes de ce concile dans Epist, 5o, pp. i36i
3. Anonyme de Mayence dans A A, SS,, t. I de juin, p. 474 ^^ dans Jaffé, p. 474* I^ ne faut rien croire d'une prétendue dispute doctrinale entre le saint et Aldebert devant Carloman, racontée par le même auteur.
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100 SAINT BONIFAGE.
.devaient être à leur tour les vigoureux promoteurs de nouveaux progrès.
Boniface remporta un autre succès ; les princes francs s'engagèrent à restituer à l'Eglise les biens qui lui avaient été enlevés sous Charles Martel*. La promesse, il est vrai, était téméraire, et il y parut bientôt. Pépin et Carioman durent constater que leurs grands, devenus les bénéficiers de ces domaines, ne se les laisseraient pas facilement enlever, et il leur fallut transiger. La restitution ne fut donc que partielle; toutefois, ce fut un grand bienfait encore, parce que les princes s'engagèrent à empêcher que les bénéfices ecclésiastiques fussent pour les églises peu riches une vraie cause de détresse ; dans ce cas, elles devaient rentrer en possession de tout leur avoir*. Aussi l'Église franque consentitelle à cette transaction, et, peu de temps après, le pape lui-même en témoignait sa satisfaction à Boniface'.
Le couronnement de tous ces nobles labeurs qui ont pris cinq années de la vie du saint, ce fut le concile général de l'empire franc qui se tint sous sa présidence en 747* Là, toutes les réformes des conciles antérieurs furent confirmées, renforcées et solennellement proclamées. L'organisation hiérar-
1. Et fraudatas pecunîas ecclesiarum ecclesiis restituimus. Concile germanique de 742, c. i, dans Epist. 47, p* 127.