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chique de TEglise y reparut dans sa splendeur première. A la lête du diocèse, l'évêque, pasteur des fidèles et docteur du clergé, qu'il rassemble annuellement autour de lui dans des synodes diocésains ; au-dessus de lui, le métropolitain, orné du pallium par le souverain pontife, qui réunit annuellement les évêques de sa province ecclésiastique, et qui en réfère à l'autorité de la chaire romaine pour toutes les questions difficiles. Plus haut enfin, et gouvernant rÉghse universelle au nom de Jésus-Christ, le pape, chef suprême des fidèles. Les Pères du concile décidèrent qu'ils garderaient jusqu'à la fin de leur vie l'unité avec l'Église romaine, et la soumission au pape, et qu'ils voulaient en toute chose, conformément aux canons, observer les préceptes de saint Pierre, pour être comptés parmi les brebis qui lui étaient confiées. Cette profession de foi, signée par tous les évêques du concile, fut envoyée à Rome et déposée sur la confession du prince des apôtres : ce fut l'expression vive et nette du lien qui unissait d'une manière indestructible la vaste église de France et d'Allemagne à la chaire romaine*. L'œuvre de Boniface était complète ; après avoir consacré trente années à convertir les infidèles et à établir parmi les fidèles l'unité de foi et de discipline, il voyait tous les évêques francs, réunis autour de lui, donner la plus solennelle consécration au programme de sa vie.