AUTRES ÉCRITS DE SAINT BONIFACE
I. — Sermons de saint Boniface, — C'est à l'érudition française que revient l'honneur de les avoir découverts. Mabillon avait trouvé les dix premiers dans deux manuscrits de la reine de Suède; Martène et Durand publièrent les quinze d'après un manuscrit du chancelier d'Aguesseau.
Ils ont été imprimés trois fois par Martène et Durand; Amplissima Collectio, t. IX, col. 186-218, par Giles dans Sancti Bonifacii Opéra, cité ci-dessus, et, d'après Giles, par Migne, Patrologia latina, t. 89. Le quinzième a été réédité par J. Schlecjit, Die Apostellehre in der Liturgie der Katholischen Kirche^ Fribourg en Brisgau, 1901, p. 124.
L'authenticité de ces sermons, qui avait inspiré des doutes à Oudin, Commentarii de scriptoribus ecclesiasticis Leipzig, 1722, et aussi à Giles, a été admise par l'immense majorité des savants. Révoquée en doute, pour la première fois, par Scherer dans Miillenhoff et Scherer, Denkm'dler deutscher Poésie und Prosa, 2® édition, p. 5o4, elle a été défendue par Cruel, Geschichte der deutschen Predigt im Mittelaher, Detmold, 1879, pp. 23-27. ^® n'était qu'une escarmouche. Une seconde attaque, cette fois en règle, a été faite par Hahn, Die angeblichen Predigten des Bonifa2 [Forschungen zur deutschen Gesehichte, t. XXIV (1884), mais repoussée avec vigueur par A. Niirnberger, Di^ angebliche Unechteit der Predigten
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Hex h. Bonifaz [Ncues Archivai, XÏV, 1889). Les raisons allégiices par Hahn sont toutes d'ordre interne et ne résistent pas à la critique de Niirnberger. D'autre part, les plus anciens manuscrits attribuent les sermons à saint Boniface, et si ce n'est pas une preuve positive de leur authenticité, c'est au moins l'attestation que dès le XI* siècle le saint en était réputé l'auteur. Cf. Schlecht, o. c, pp. ^5-8i.
2. — La grammaire de saint Boni face, — Elle fut découverte par le cardinal Mai dans un palimpseste du Vatican, et publiée par lui dans Classici Auctores, t. VU, pp. 475-548. Le fragment qui y manque a été publié depuis lors par Durieu, Schedse Faticanae^.
Sur les sources de la grammaire, il faut lire H. Keil, De grammaticis quibusdam latinis infîmse œtatis corn" mcntatio^ Erlangen, 1868, et Bursian, Die Grammatik des fVinfried'Bonifacius [Sitzungsberickte der baycrischcn Akademie der fVissenschaften^ philosophisch-philolugische Classe, Munich, 1873).
3. — Le Dicta Bonifacii, — Cet ouvrage a été publié pour la première fois,, d'après un manuscrit de Saint-Gall, par Nûrnberger dans le Theologische Quartalschrift de Tiibingue, t. 70, année 1888. 11 est aussi difficile d'en affirmer que d'en nier l'authenticité. Il faut seulement remarquer que nombre de passages attestent une évidente parenté avec le texte des sermons du saint.
4. — Le Pénitentiel de saint Boni face. — On appelle de ce nom un ouvrage dont un fragment fut publié pour la première fois par Labbe et Cossart, Collectio Concis liorum, t. Vil, par Martène et Durand dans YAmplissima Collectio, t. VII, col. 48, puis par Giles et par Migne, 00. cr. ; il y porte le titre â*£ditio Sancti Bonifacii, Depuis lors, Binterim a retrouvé l'ouvrage entier et l'a publié