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3. J. Fessier, Caspari [Kirchenhist. Anccdota)^ Dom Moriii [Revue bénédictine , t. XXIll. p. 3^2) ont remarqué et publi(' cette pièce avec beaucoup d'autres se rattachant au cycle césarien.
PREDICATIONS DE CESAIRE. 199
des fidèles tièdes, il ne peut rien sur les fervents qui louent Dieu de leur voix ou mentalement. C'est pourquoi, entrant à l'église, nous devons servir Dieu sans penser au monde. Du saint encensoir de notre cœur, offrons les parfums les plus suaves, chantant, priant, aimant le Christ qui habite en nous... »
Dans plusieurs Admonitions, l'homme de Dieu oppose le mauvais exemple au bon exemple. « Personne, dit-il, ne vit pour soi, ne meurt pour soi seulement. La considération d'une vie sainte édifie et mérite une récompense, tandis que la mauvaise conduite et les conversations léç^ères auront leur châtiment^...
(( Celui qui peut retenir tout ce que nous disons, doit rendre grâces à Dieu et montrer aux autres le profit de nos instructions. Celui qui ne peut tout retenir se rappellera du moins certaines parties. Avec l'aide de Dieu que l'un dise à l'autre : Moi, j'ai entendu mon évêque prêcher sur la chasteté. Qu'un second dise : Moi, j'ai présent à l'esprit son sermon sur l'aumône. Qu'un troisième ajoute : Moi, je sais que mon évêque a recommandé la lecture de l'Ecriture Sainte et sa méditation prolongée-. »
Ces passages, familiers, vivants donnent une idée de ce que demandait Césaire à la collaboration des chrétiens les plus éclairés. A cet entourage de fidèles, à cette minorité de fervents, il recommandait le zèle. L'élite des diocésains devait s'appliquer, par leurs vertus, à exercer une sainte influence sur la masse des gens embourbés dans l'ignorance ou le vice.