Ibidem, 3o
Pour prévenir le mal et g^uérir du péché, Césaire donne souvent aux chefs des familles pieuses le conseil de châtier les coupables'. Dans un sermon publié par Dom Morin ~, il va encore plus loin : « Avertissez durement, reprenez sévèrement; s'ils ne se corrigent, si vous le pouvez, frappez-les; si même ainsi ils ne s'amendent, coupez-leur les cheveux ; s'ils s'obstinent encore, liez-les avec des fils de fer, afin que, du moins, une chaîne retienne ce que ne peut retenir la grâce du Christ ».
Tout ceci nous amène à parler de l'expiation du péché mortel par la pénitence publique et la pénitence secrète.
(( On peut obtenir le pardon par une pénitence privée, dit Césaire. Le pécheur, le criminel, s'il fait pénitence et persévère dans sa bonne volonté, ne descendra pas aux enfers, mais sera porté dans la gloire par les anges du ciel. Avant tout, pour efTacer ses fautes capitales, il est urgent de se repentir... Confessez-vous avec un cœur droit et faites la pénitence imposée par le prêtre ^. »
Le nombre de ceux qu'atteignaient les canons pénitentiels était en augmentation par suite de la nouvelle organisation baptismale et de l'entrée en masse des Barbares dans l'Église. L'homicide, l'adultère, la consultation des augures ou des devins, etc., tous les cas disciplinaires qui mettaient hors de la communion, étaient sujets à la pénitence publique.
De cette expiation, le plus grand nombre en avait