Concile d'Arles, [\^i
Avilus de Vienne, Pa tiens de Lyon, Sidoine de Clermont, arrivaient h l'épiscopat de simples prêtres d'origine monastique. Les premiers, pleins d'autorité, d'expérience, d'énergie, de culture, servirent admirablement l'Église au milieu d'une société en décomposition ou en formation, et suppléèrent aux enseignements plus profonds, plus intimes du cloître.
Césaire n'avait peut-être pas le sens romain du gouvernement ni les manières somptueuses de certains prélats de son temps, dont la table se faisait royale pour recevoir les maîtres du monde ^.
Ce qu'il possédait, c'était une haute et sainte conscience de religieux, d'une empreinte si forte qu'elle ne s'effacera jamais soit dans l'homme privé soit dans l'homme public.
Ses habits extérieurs étaient ceux des évêques, avec tunique longue et ceinture de cuir. Des reliques du saint nous empêchent de nous tromper sur le costume, car aujourd'hui encore on conserve à la paroisse de la ^lajor d'Arles un de ses vêtements qui a toute l'apparence de l'époque mérovingienne 2. La boucle d'ivoire de la ceinture, serrant la taille, se compose d'une plaque fixe; des raisins et des pampres couvrent l'anneau. Sur la surface d'une de ses extrémités brille le monogramme du Christ avec Ta