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Saint Césaire d' Arles, par A. Malnory

2. « Qui episcopus ordinatus est aniea examinetur si fidei documenta asserat, id est Patrem et Filium et Spiiitum Sanctum — si Incarnatiojiem etc.. )>

mais chez lui il se considérera comme le collègue, le confrère de ses prêtres.

Les prêtres, Césaire les veut très distingués par la tenue, la dignité de vie, les vertus. Ainsi qu'à Rome, ils doivent avoir le visage rasé et les cheveux courts. Libre aux laïques de porter la barbe et des cheveux longs, de fréquenter les marchés, d'aller flâner au Forum, de courir après les discours des places publiques, d'assister aux festins de noces : pour eux, ils ne se mêleront pas à ces usages profanes.

Exercer un honnête métier, travailler si l'on est pauvre, transcrire des manuscrits, voilà ce que peut faire un digne ministre du Christ.

Quant à la charité, la concorde avec les égaux, la modestie, il en exige l'observation stricte, de même qu'il déploie la plus grande sévérité envers les pénitents. A cet égard, il exclut des saints ordres ceux qui étaient soumis à la pénitence publique.

Après les évêques et les prêtres, Césaire vise le peuple chrétien tout entier. 11 flagelle la fureur des spectacles, les superstitions païennes et tous vices qu'il nous sera donné de mieux connaître dans le chapitre relatif aux sermons i.

Le législateur ayant fait la loi, il fallait l'appliquer. En cela, Césaire s'est heurté à de sérieuses résistances. Pour les vaincre, il provoqua ardemment l'intervention directe du Saint-Siège. Nous rapporterons quelques cas prouvant l'exercice du privilège primatial, en attendant d'aborder l'étude des conciles et la correspondance avec Rome-.

Avitus possédait une grande influence sur les Bur-

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