I. Cf. chapitre t
Tous les évoques reçurent communication des volontés de Rome au sujet de ces pmilèges; aussi était-il rare de ne pas rencontrer à Arles des prélats et des clercs venant prendre le mot d'ordre, les lettres formées, les conseils du représentant du Pape. Les courriers d'Espagne et d'Aquitaine aussi bien que ceux de Bretagne et des Alpes amenaient à Césaire les hommes les plus divers. Parmi ceux-ci, les BoUandistesnoussignalentspécialement saint Aubin, évêque du Mans^. Il était accompagné de saint Léobin qui, tourmenté de perfection, fuyait vers Lérins, à la recherche du monastère idéal. Les deux visiteurs exposent leurs difficultés, soumettent leurs scrupules et après un cordial accueil remontent vers le Nord, munis de réconfortantes instructions. Ils durent porter aussi des exemplaires des conciles et quelques-uns de ces recueils d'homélies expédiés jusqu'aux plus lointaines provinces. Nous savons par les premiers biographes que Césaire ne manquait jamais de profiter de toutes les occasions d'évêques ou de prêtres pour stimuler le zèle, rendre sa primatie vivante, tourner les regards vers Rome. C'est à lui que se rattache, sans conteste, le mouvement extraordinaire qui se fit en faveur du Pape. Clovis avait été salué comme le champion de la foi chrétienne, saint Rémi, saint Avitus firent passer par leurs cœurs les impressions de la Gaule et les impressions de Rome, Césaire, dans les conciles, dans sa juridiction générale, dans son vicariat, mit plus spécialement en relief la suprématie de l'Eglise romaine. Une surveillance générale des affaires ecclésiastiques impliquait souvent l'intervention de Césaire