I. BoUand., i*r mars. — Patrolog. lat., t. LXXXVIII
auprès des évêques. Autant il était humble et modeste dans son intérieur, autant il était ferme et absolu pour faire observer le droit.
L'évêque d'Aix, qu'on a dit être Basile, mais que le docte Albanès identifie avec Maximin, refusa de se rendre à aucune convocation de Césaire^ Aussitôt Messien, son notaire, porte à Rome un libelle. « Il est raisonnable, répond Symmaque, il est juste que l'Eglise d'Arles ne soit pas frustrée de ses privilèges; oui, ce serait être ennemi du bien que de ne pas obéir à son chef. C'est pourquoi Tévêque d'Aix doit se soumettre au métropolitain d'Arles toutes les fois qu'il s'agira de concile, de discipline, d'honneur. Nous réitérons, au surplus, que ne pas déférer à l'invitation régulière d'Arles, c'est encourir les peines ecclésiastiques. De même, ce serait s'exposer à ne pas être reçu en notre communion, si on négligeait de prendre le passeport de route à la chancellerie du vicariat 2. »
L'aristocratie sénatoriale avait fourni un titulaire à l'égHse de Limoges. C était un homme de grand mérite. Rurice ne put aller au concile d'Agde. Quoique lié à Césaire par une profonde amitié, il n'en reçut pas moins une lettre lui demandant des explications sur sa conduite. L'évêque répondit que ses infirmités seules étaient cause de son abstention. Il était difficile de se montrer sévère pour un vieillard que son âge excusait 3.
Ainsi, le résumé de ces faits concrétise les règlements disciplinaires de Césaire arrivé à l'épiscopat