Can. iq
LE CONCILE D'AGDE. l^l
« Défense de fonder un nouveau monastère, si l'évêque ne Tapprouve. Les moines qui n'ont pas de lettres testimoniales de leur abbé ne peuvent être autorisés a remplir des fonctions cléricales dans les villes et les bourgs.
(( Un moine ne passera d'une communauté dans une autre qu'avec la permission de l'abbé, car partout où il se trouve, l'abbé a le droit de le rappeler. De même, c'est à Tabbé qu'il appartiendra de faire recevoir les ordres a ses sujets.
« Les moniales, même celles dont la vie et les mœurs ont été éprouvées, ne prendront pas le voile avant Tâge de quarante ans.
(( Afin d'éviter les embûches du démon et les mauvaises langues des hommes, les couvents des moines n'avoisineront pas ceux des vierges ^ j)
L'expérience du métropolitain d'Arles parle ici avec une précision sans pareille. Il était impossible, en effet, de laisser établir une fondation monastique sans le consentement du chef diocésain. On voyait des religieux courir partout sans souci d'obéissance ni de stabilité, sans conscience du désordre ni du scandale. Des hommes riches, des pèlerins du monachisme s'installaient dans un lieu et s'enfuyaient secrètement dans un autre. Tous ces abus demandaient une règle absolue pour les faire cesser. Césaire a rendu un grand service à l'Eglise en saisissant l'occasion d'un concile national pour imposer une stricte discipline à tous, hommes et femmes.
En Provence, sur les bords du Rhône, dans la \arbonnaise, on avait reçu de bonne heure la religion chrétienne. Filles privilégiées de i'évangéli-