I. Can
sation, nos églises prirent des usages spéciaux pour le culte. La liturgie pratiquée en Gaule différait de la liturgie romaine. Mais, tandis qu'à Rome il y avait unité de rite, nos pays admirent des variétés nombreuses.
Pour amener l'uniformité, plusieurs conciles imposèrent la même règle dans Tordre des offices. Les Pères d'Agde tentèrent un effort identique. Il est dit dans le canon 3o : « Nous trouvons convenable que tous doivent suivre également VO/yIo de TÉe^lise, qui comprend, d'abord, les antiennes ou psalmodies antiphonées, ensuite les collectes récitées par l'évêque ou les prêtres. Tous les jours on chantera les hymnes matin et soir. A ces offices on n'oubliera pas les capitules ou versets tirés des psaumes. Enfin, l'oraison terminée, Tévêque donnera sa bénédiction )).
A la suite de ce statut important pour l'histoire liturgique, il faut ajouter la sévère recommandation que voici :
« 11 y a obligation spéciale pour les séculiers d'entendre la messe entière les dimanches, et de ne pas sortir du lieu saint avant la bénédiction du prêtre. S'il le laut, l'évêque, pour leur confusion, les reprendra publiquement^. »
Césaire mettait en pratique ce précepte, nous le savons. Il lui arriva même d'arrêter dans la basilique les fidèles qui, n'aimant pas la prédication, s'en allaient au milieu des offices.
Le concile nous informe « que la cérémonie publique de la tradition du symbole était fixée au dimanche des Rameaux^ ».