‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 96 sur 153 · I. Lil). II, cap. r, ii, la · texte numérisé non relu

I. Lil). II, cap. r, ii, la

RELATIONS DE CESAIRE AVEC LES FRA.NXS. Loi

les monts, courant aux ordres de Viiigés, devenu roi (536). L'attention des Goths se concentrait en Italie ; dès lors rien de plus facile que la conquête de la Provence, si longtemps convoitée.

Au partage que firent entre eux les rois francs, Arles tomba dans le lot de Childebert. Ce prince prit immédiatement possession de la \dlle et, pour plaire à ses nouveaux sujets, renouvela les usages romains. L'an 538, il présida même les jeux équestres dans le cirque de la Roquette et fit frapper à son effigie des monnaies qui se trouvent encore aujourd'hui.

Pendant son séjour à Arles, dit Lalauzière, ce roi s'amusait beaucoup au plaisir de la chasse et, comme il rencontra, un jour, dans la montagne, plusieurs anachorètes qui vivaient dans les bois, il s'empressa de les rassembler au monastère de Montmajour ^.

Le nouveau souverain se conforma aux coutumes des anciens maîtres pour l'administration ci\ile. Rien ne parut changé à la préfecture, auprès de l'aristocratie, et des sénateurs, dans les titulaires des fonctions locales.

Quant à la religion catholique, elle reçut avec allégresse la domination des successeurs de Clovis. On pense bien que Césaire ne fut pas le dernier à se réjouir de cet événement. La province vivait en paix sous Théodoric; mais, le monde officiel étant arien, on n'était jamais a l'abri des menaces. Maintenant l'Église d'Arles pouvait être tranquille. Il n'y avait que des faveurs, des protections et des munificences à attendre. C'était un immense soulagement après tant d'années de suspicion, de craintes et de persé-

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