CHAPITRE VIII
LES CONCILES PRÉSIDÉS PAR CÉSAIRE : IV^ d'aRLES (524}: CARPE^TRAS (52 J^; 11^ d'oRANGE (jUILLET 52C)) ; 11^ DE VAISON (novembre 52q) ; MARSEILLE (26 MAI 533).
Le mouvement d'organisation des conciles, suscité par Césaire, se continua dans toute la Gaule après la célèbre réunion d'Agde du mois de septembre 5o6. Orléans vit la majorité de l'épiscopat de Paris à Bordeaux s'assembler, sous la protection de Clovis, en 5i I ; Epaone (017) compta plus de trente chefs d'églises groupéssouslaprésidencedu métropolitain de Vienne. Parmi la série des suscriptions nous relevons, à la suite d'Avitus, celles desévèques d'Avignon, de Tarentaise, de Vaison, de Lyon, de Genève, d'Octodure (Valais).
Dès que l'occasion parut favorable, Césaire ne manqua pas de convoquer ses sufifragants. N'ayant pu réaliser son vaste projet de Toulouse, il se conforma aux événements politiques et essava d'en tirer tout le profit possible.
(( Dieu a permis que plusieurs évéques se soient trouvés dans la ville d'Arles pour fêter la dédicace de l'église Sainte-Marie. Et il leur a paru convenable et bon de s'occuper de l'observation des canons et
de régler certaios points de discipline ecclésiastique, de porter toute leur sollicitude sur les clercs de la province ^. )>
C'est ainsi que débute la rédaction duIV*^ concile d'Arles, tenu le 6 juin 524- On s'est demandé quelle était cette église de la Sainte Vierge ? Les uns ont pensé h la Major actuelle et Saxi, dont les recherches sur Arles méritent attention, le croit, non sans en donner les motifs. Le chanoine Bernard admet qu'il s'agit d'un sanctuaire inconnu'-^, tandis que d'autres historiens identifient cette basilique de Sainte- Marie avec l'église du monastère des religieuses aux Alyscamps\
Des faits que nous rencontrons dans le courant de cette histoire, prédications et surtout vocables d'églises, une constatation s'impose : c'est que le culte de la Sainte Vierge était florissant à cette époque.
Une remarque à faire sur les signatures des Pères du concile, c'est la représentation de la rive droite de la Durance. Les évêques de Cavaillon, d'Apt, d'Orange, de Carpentras, de Trois-Châteaux prouvent par leur présence que Théodoric avait pris possession de ce pays. Césaire montra un grand empressement à y faire acte d'autorité aussitôt que les Burgondes furent partis.
Parmi les coprovinciaux les plus en vue, citons Cyprien de Toulon, le bras droit du métropolitain et son favori. Sa science, sa profonde doctrine, sa piété, son dévoùment rendaient le disciple indispensable au maître. Durant toute sa longue vie, il