Appendix
2. Ibid., 3oo : ... Ubi verbumDei ceeperit recitari } quasi in lectulis suis itajacere volunt, etc...
52 , SAINT C&SAIRE.
Tout preoccupe du salut des ames, le pasteur adressait les reproches qu'on meritait, mais sa bonte, sa tendresse y mettait un ^adoucissement capable de tout faire accepter. Visiblement ses paroles traduisaient le sentiment d'un pere donnant des avis pour s'assurer a Iui-m6me et assurer a ses enfants 1'eternelle felicite.
Nous reviendrons plus loin sur ce sujet de la predication. Cesaire le regardait comme le premier de ses devoirs, d'autant plus qu'a cette epoque le ministere de la parole en public etait encore exerce exclusivement par les eveques. En attendant qu'il put changer 1'usage du haut enseignement religieux et le deleguer aux pr&tres, il agit fortement aupres de ses collogues afin de les exciter a remplir scrupuleusement cette fonction 1 .
M6me avec ses egaux il prenait un ton de commandement qui n'admettait pas de replique. En voici un exemple entre beaucoup d'autres 2 .
Quatre ev6ques descendirent un soir avec lui dans la basilique de Saint- Etienne. Vepres chantees et benediction donnee, on sortait. Sur son siege de la sacristie, Cesaire recevait, selon 1'usage antique, les salutations et les recommandations des fideles. Une femme se presenta, souffrant horriblement des mains qui se nouaient, et elle dit, en sanglotant : Seigneur Cesaire, avez pitie de moi, guerissez ma main .
Aussitot il se prosterne et les eveques i'imitent. Faites le signe de la croix sur le mal , dit Gesaire a