Cf. chapitresvii et vm
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gondes, et leur roi, Gondebaud, etait tres attache a 1'eveque de Vienne. II le meritait bien, d'ailleurs, par sesqualites, son caractere, son talent, ses oeuvres. Les Burgondes, descendant jusqu'a la Durance, empe'cherent la juridiction arlesienne de franchir cette limite. Rien de plus presse alors pour le metropolitain de Vienne, que de prendre la place du metropolitain d' Aries dans la direction v des affaires de cette zone. Des soldats, des fonctionnaires accompagnaient Avitus et lui prelaient 1'appui du pouvoir royal. Cesaire adressa un libelle au Pape et s'expliqua avec lui sur ce point de discipline. Symmaque repondit de s'en tenir a la decretale de son predecesseur Leon, reprocha a Avitus de s'abriter sous la force seculiere, et recommanda de ne rien innover en fait d' attributions. C'est au siege apostolique, dit-il, qu'il appartient de veiller avec la plus grande sollicitude au maintien de la paix entre toutes les parties de 1'Eglise, ce qui a lieu quand les successeurs suivent la trace des devanciers. Le differend entre Aries et Vienne a ete juge, nous en possedons ici les documents. Qu'on s'en tienne a ce qui a ete decide.
Nous voulons, ajoute Symmaque, confirmer les privileges d' Aries tant en Gaule qu'en Espagne pour ce qui louche le vicariat. Tous ceux qui auront a venir aupres de nous, a Rome, se muniront AM placet d' Aries, s'ils veulent etre admis a notre audience.
Une marque de particuliere estime fut encore donnee a Cesaire. Le Souverain Pontife lui confera 1' usage du pallium, insigne absolument unique en Gaule 1 .
i . Cf. chapitre v.
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Tous les ev^ques recurent communication des volontes de Rome au sujet de ces privileges; aussi etait-il rare de ne pas rencontrer a Aries des prelats et des clercs venant prendre le mot d'ordre, les lettres formees, les conseils du representant du Pape. Les courriers d'Espagne et d'Aquitaine aussi bien que ceux de Bretagne et des Alpes amenaient a Cesaire les homines les plus divers. Parmiceux-ci, les Bollandislesnoussignalenlspecialement saint Aubin, ev^que du Mans 1 . II etait accompagne de saint Leobin qui, tourmente de perfection, fuyait vers Lerins, a la recherche du monastere ideal. Les deux visiteurs exposent leurs difficultes, soumettent leurs scrupules et apres un cordial accueil remontent vers le Nord, munis de reconfortantes instructions. Us durent porter aussi des exemplaires des conciles et quelques-uns de ces recueils d'homelies expedies jusqu'aux plus lointaines provinces. Nous savons par les premiers biographes que Cesaire ne manquait jamais de profiler de toutes les occasions d'evSques ou de pr^tres pour stimuler le zele, rendre sa primatie vivante, tourner les regards vers Rome. C'est a lui que se rattache, sans conteste, le mouvement extraordinaire qui se fit en faveur du Pape. Clovis avail ete salue comme le champion de la foi chretienne, saint Remi, saint Avitus firent passer par leurs coeurs les impressions de la Gaule et les impressions de Rome, Cesaire, dans les conciles, dans sa juridiction generale, dans son vicarial, mil plus specialemenl en relief la suprematie de 1'Eglise romaine. line surveillance generale des affaires ecclesiastiques impliquait souvent Fintervention de Cesaire
i, Holland., i e r mars. Patrolog.'lat., t. LXXXVITI.
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aupres des evfeques. Autant il etait humble et modeste dans son interieur, autant il etait ferme et absolu pour faire observer le droit.
L'eveque d'Aix, qu'on a dit etre Basile, mais que le doete Albanes identifie avec Maximin, refusa de se rendre a aucune convocation de Cesaire 1 . Aussitot Messien, son notaire, porle a Rome un libelle. 11 est raisonnable, repond Symmaque, il est juste que 1'Eglise d' Aries ne soit pas frustree de ses privileges; oui, ce serait etre ennemi du bien que de ne pas obeir a son chef. C'est pourquoi 1'eveque d'Aix doit se soumettre au metropolitan! d'Arles toutes les fois qu'il s'agira de concile, de discipline, d'honneur. Nous reiterons, au surplus, que ne pas deferer a 1'invitation reguliere d'Arles, c'estencourirles peines ecclesiastiques. De meme, ce serait s'exposer a ne pas &tre recu en notre communion, si on negligeait de prendre le passeport de route a la chancellerie du vicariat 2 .
L'aristocratie senatoriale avait fourni un titulaire a 1'eglise de Limoges. C'etait un homme de grand merite. Rurice ne put aller au concile d'Agde. Quoique lie a Cesaire par une profonde amitie, il n'en recut pas moins une lettre lui demandant des explications sur sa conduite. L'eveque repondit que ses infirmites seules etaient cause de son abstention. II etait difficile de se montrer severe pour un vieillard que son age excusait 3 .
Ainsi, le resume de ces fails concretise les reglements disciplinaires de Cesaire arrive a 1'episcopat