Sine csede victoria. Cassiod., Far,^ VIII
2. De loco nunc non constat, ecrit Tannotateur de la Vita. Ce lieu est probablement Saint-wGabriel.
qu'il n'y a plus de remedes, hatez-vous d'appeler Cesaire a mon secours. Le messager partit aussitot et vola vers Aries. II trouva 1'eveque dans le champ du monastere, occupe a donner des ordres et se disposant ensuite a prendre quelque repos avec ses familiers. Maitre, cria le courrier tout en sueur, venez vite, votre fils Libere vous prie de le voir avant qu'il meure. En peu d'instants nous arrivames au bourg d'Arnagine.
Libere etait inanime, ne reconnaissant aucun des siens, accourus comme nous, pas meme safemme et sa fille unique. En ce moment, ainsi qu'il nous 1'a jure, il entendit une voix humaine qui lui disait : voici le saint eveque. Et j'ouvris les yeux, poursuit-il, et je le vis aupres de moi; je pris ses mains et je les baisai fortement et tendrement. Puis, inspire, je crois, par le ciel, je saisis son rochet et 1'appliquai sur ma blessure en 1'y retenant un moment. Le sang qui n'avait cessedecouler jusqu'alors s'arreta et je sentis revenir la vie, les forces et la sante : j'etais si bien que je voulus montera cheval et retourner a Aries en toute hate, si on me 1'avait permis 4 .
Nous venons de voir la femme de Libere aupres de lui, devouee, prodiguant ses soins, repandant ses consolations, priant Dieu pour sa guerison. Cette illustre matrone s'appelait Agretia. Elle etait atteinte du mal qu'avait la femme de 1'Evangile, guerie en touchant la robe de Notre-Seigneur. Me"me foi, m6me devotion, pareille delivrance, dit Fun des 'biographes de Cesaire, dont on nous permettra de copier encore la naive et edifiante narration.
Je vins chez cette grande dame pour affaire de
i. Lib. II, cap. i, 9 et 10.