Reg. X, XXXVI, V, XXVI, XXXIII, XXXIV
LE MONASTto DE SAINT-JEAN. 217
qu'il n'interdit les gouts de superfluite. Deux on trois plats aux repas et un dessert, aux jours ordi-: naires; pour les fetes, mets abondants avec douceurs illimitees *. -
Des offices de la cuisine comme aussi de la proprete de la maison, du lavage de Huge, nulle n'est exemptee, saufl'abbesse et la prevote 2 .
Assemblies dans le m&me local, les sosurs filent la toison des brebis qui fournit leur blanc costume ; elles confectionnent des v&tements pour le dehors, elles travaillent aux ornements d'eglise, elles apprennent a lire, a ecrire, a s'instruire, enfin elles ont un atelier de manuscrits. Nul doute que de ces mains fines, intelligentes, pieuses, ne soient sorties des oeuvres d'art et surtout des collections de documents interessant Fev^que 3 .
Un peu severe sur les tableaux, les tapis, la decoration des murs, la regie etait infiniment maternelle poiir les malades, les convives, les manquements legers 4 . Les articles de broderie, de robe, d'ornements et surtout la forme, siimportante pour la femme, de la coiffure 5 une fois fixes, restait la question des pouvoirs.
En t6te est Tabbesse, qui resume toute autorite. Elle se fait assister par la prevote 6 . Ces deux superieures dominent les autres comme les meres et representantes de Dieu . Les anciennes sont chargees d'assurer l'accomplissement de la regie, la pri-