Reg. XII, XVI, XXXIIIj XLIII
miciere dirige 1'ecole et le chant, la maitresse des novices s'occupe des jeunes sceurs, la tresoriere tient les comptes. Lingerie, cave, cellier, infirmerie ont des directrices de service, de meme qu'il y a des intendantes pour la porte, le mobilier, la bibliotheque des livres de choeur. Rien n'est laisse a 1'imprevu. La sagesse preside a la distribution des lectures, du travail manuel, des offices, du chant; elle veille a 1'ordre des dortoirs, des conversations, des deux heures de classe, du commerce d'amitie, a la franchise du pardon des injures, de la reconciliation entre offensees, a 1'aveu des faiblesses quotidiennes, enfin au denombrement des penalites et corrections. L'ensemble de cette organisation de vie commune est une merveille de precision, de bon sens, de fermete et de douceur. On ne s'etonne pas qu'elle ait enthousiasme les pieuses contemporaines de Cesaire jusqu'a en attirer plus de deux cents dans ce cloitre sympathique 4 . II avait un aspect de charmante grandeur, ce claustrum avec sa haute ceinture de murailles dominees par une tour protectrice; mais sa veritable beaute venait du dedans, de ses habitantes, des abbesses, de sa precieuse autonomie. L'article XII de la recapitulation ordonne que 1'election de la superieure se fera par toute la communaute, sous Finspiration de Dieu et en vue du seul J)ien surnaturel.
L'eveque n'aura pas le droit d'intervenir, mais il benira 1'abbesse elue, celebrera de temps en temps dans 1'oratoire les fonctions de son ordre et connaitra des grosses infractions prevues par les canons 2 . Cette exemption est extraordinaire pour 1'e-