‹ Saint-Cloud, Paris, et Cherbourg. Memoires pour servir à l'histoire de la révolution de 1830;Chapitre 7 sur 8 · S^; CHARLES · texte numérisé non relu

S^; CHARLES

Par le Roi : le président du conseil 4€s mîiii$tre$, .

Au cMteati de&iitt^GJèi^, ^^:

Charles, etc* j , y, ^ -

Sur le rapport du président de noire ^ conseil des ministres,

Nous, etc.

Art. I". Les ordonnances du 25 juillet relatives à la suppression de la liberté de

convocation des ohambiMb 4di aux m^oii^ nafioi^â^sr;^aii^ iiotmliiaiioei^^ctat,

2. La session de lachambte des pairs et de .la f^hainbre des député* s'ouvrira le 3 août t^rochaîu.

Donné au château de Saint-CIoud, etc.

5%7ïe, CHARLES.

Par le Roi : le président, etc . ' iSijpiér le Âkc De most^ mart(i).

(i) Le Bulletin de& Lois contient |ccs ordonnances dans sa |]|9jti/e .a^Uionne)l/e, .mais il ometTordon-

nance relative au rétablissement de la ffarde natio-

• il , •

nale de Paris.

Lettre de M. de Lafayptte à M. k ikic

de Mortemart.

MONSIEtJB LE DUC,

J'ai reçu la lettre <i«e tous m'avez fait l'honneur de m'écrire, avec tous les sentiments que votre caractère personnel m'inspire depuis long-temps. M. le comte de Sussy vous rendra compte de la visite qu'il a bien voulu me faire; j'ai rempli vos intentions en lisant ce que vous m'adre^ siez à beaucoup de personnes qui m'entouraient; j*ai engagé M. de Sussy à passer à la commission alors peu nombLeuse.

qui se trouvait à l'Hôtel-dé-ViHe. Il a vu M.Laffittequi était alors avec plusieurs de nos collègues; et je remettrai au général Gérard, aussitôt que je le verrai, les pa-

^rs dont il m'a chargé; mab les devoirs qui me retiennent ici rendent impossible pour moi d'aller vous chercher. Si vous VQiMe« à rHôtel-de-Yille, j*aiurais Thon* neur de you9 y recevoir, mais sans utilité pour Tobjet de cette conversation^ puisque vos communications ont été faites à mes collègues.

Agrées l'assurance de ma haute considâration.

Lafatktte;

Hôtel-de-YîlIe, 5o juillet i85o.

ProcUmuxdon, en date du ^o^ juillet ^ de

M. de Lqfayette.

Garde nationale parisienne , La garde nationale parisienne est rétablie. MM. les coloaels et officiers sont invités à réorganiser immédiatement le service de la garde nationale ; MM. les

sous-oflitiers et gardes nationaux doivent être prêts à se réunir au premier coup de tambour.

Provisoirement , ils sont invités à se réimir chez les officiers et sou8-o£Eiciers da leurs anciennes compagnies et à se faire inscrire sur les contrôles.

Il s*agit de faire régner T ordre > et la commission municipale de 1^ ville de Paris compte sur le zèle ordinaire de la garde nationale pour la liberté et Tordra public.

MM. les colonels , ou , en leur absence^ MM. les chefs de bataillon , sont priés de se rendre de suite à THôtel^de- Ville • pour y conférer sur les premières me-* sures à prendre dans Tintérét du service.

Fait à l'Qôtel-de-ViUe , le ag juillet i83o.

Lafayette.

Pour copie confo^e :

Le colonel chef d état-major ,

ZiMMEB.

Ordre du jour de M, de Lafayette.

, Aies ohcn eoDcitoyeas et braves camarades $

La confiance du peuple de Paris m'appelle encore une fqb au commandement de la force publique. J'ai accepté avec dévouement et avec joîe les devoirs qui mô sont confiés y et, de même qu'en 1789, je me sens fort de l'approbation de mes honorables collègues , aujourdliui réunis à Paris. Je ne ferai point de profession de foi : mes sentiments sont connus. La conduite delà population parisienne, dans ces derniers jours d'épreuve, me rend plus que jamais fier d'être à sa tête. La liberté triomphera , ou nous périrons ensemble.

Vive la liberté ! Vive la patrie !/

Lafayette,

3oîuillet i85o.

.Acte iT abdication du Roi Charles X, et

nomination de M. le duc d Orléans comme lieutenant-général duJRoyaume.

Rambouillet, â août i8i3o.

« Mon cousin , je suis trop profonde- » ment peine àés maux qui âffiîgétit'oa » qui pourraient menacer mes'peuples, » pour n'ayoîr pas cherché un moyen de » les prévenir. J'ai donc pris la résolution » d'abdiquer Ja cour<)nne en faveur de » mon petît-lils le duc de Bordeaux.

» Le Dauphin, qui partage mes^ sen- » timents , renonce aussi à ses droits en » faveur de son neveu:

» Vous aurez donc , en votre qualité

» de Heutenant-génëral du royaiime, à

» faire proclamer lavénement de Henri V .» à la couronne. Vous prendrez d*ailleur9

3^6 » toutes les mesures qui vous concernent » pour n5gler les formés du gouvernement » pendant la minorité du nouveau roi.

» Ici je me borne à faire connaiire ces » dispositions ; c'est Un moyen d'éviter » encore bien des maux.

» Tous conununiquercz mes intentions » au corps diplomatique , et vous me » ferez connaître le plus tôt possil>le la pron clamation par laquelle mon petitfUs sera » reconnu Roi sous le nom de Henri V*

» Je diarge le lieutenant -général vi^ n comte de Foissac-Latour de vous re-^ 3» mettre cette lettre. U a ordre de s'en-^ )» tendre avec vous pour les arrangements 3» k prendre en faveur des personnes qui » m'ont accompagné , ainsi que pow les » arrangements convenables pour ce qui » me concerne et le reste de ma famille.

» Nous réglerons ensuite 1^ autres me- » sures qui seront la conséquence di»

H changement de règne-

^7 « «Ut ^roos rèhouTéHè,- thon

1» r^fisitrance des seMknents avec les^joels >) ye 5uî^ ! votre affecdoimé coteih. » '.-j

* €h ARLES LbUïS^ AïttOïKtl ^^

^ Ordre dujoifr dans, lequel le MoiChar- , les X fait' ^es adieuçc à sa garde. ^

Maintenon, le 4 août. '^

(( Aussitôt après le départ du Roi , tous les régiments d'infanterie de la garde et de la gendarmerie. &e lïiqtteoql, çn ,«arche sur Chartres, où ils recevront tous les vivres qui leur seront nécessaires. MM. les chefs de corps, après avoir rassemblé leurs -régiÎQ^ntS) leur déclareront quefis Majesté ;sc voit , atnec la phis vive don^^ur^; èU^ée de se: séparer d'eux; qo'eUe les chacgride leur témoigner sa satisfàetiaa , et qu'dib 'coiism*verâ toujours le sdtveoir djé'jh^

brile conduite, de leur dérouementà supporter- lesr £aitîgiussi et les pnvatio»s/âont elles ont* ité\ àcùMéeà] pendant ^ces <irçoi^s^t^i^^ m^ Ih^ijireuses. Lç roi transmet pour la dernière fois ses ordres aux bra- Tes troupes de sa garde qui Font accompagné, c'est de se rendre à Paris, où elles feroiit' leur ^àoumîiSsioii au lîeutenant-^éncrat âii royaume , cpiî a pris toutes les mesures pour leur sûreté et leur bien-être à venir. »

-Ph)èlûÀidi^h dumàîtede ChérbûUrg.

«Habitants de Cherbourg,

« Descendn'du trôde qu'îLocc^up^it enxorè il y aqixelques jours , Charlcs^X rient sTensibaDquer en cç port , pour se rendre avec toute sifamillesuruneterreétrangère.

QMlles que soient les causes qui ont amené

ce mémorable événement , les. I^liitants de Cherbourg n'oublieront pas,(}i(çi celiri qui fut leqr roi va être pour qujelqiigç .io7 stants leurliôte ; qu'à ce dernier ti^çç,^e\^l, il jurait droit à leurs égards et^yiendr^lt sacré pour mix, lors mêraie q^e^Kp^i^ qui^ s'attache naturellcinent àtsM^t^de grâ^7 deji^.fléchue njç s^fBrAitpasJ^u^in^Jfeç ces sentiments.^ la nouvelle 'qu'cl|g viendrait ^^s'embarquer à Cherbourg, il n'est aucun citoyen digne de ce nom , qui ne se soit dit qu'insulter à là^ position de cette faïAHIe, lui catjser la mcSndre injure, ne pas même seconder son départ de tbûs ses moyens , ce serait souiller la grande victoire, si pure de tout excès , que vient de retnporler là nation ^ éfcdégénj^rer du caractère géuéreu^K qui dii^tingUe si éminemment un peuple qui chérit la, liberté au-

A * j II ^ <■ S m '

tant Qu'il hait la licence.

» Xes autorités *et les citoyens qui, dans ces dernières circonstances , ont de cpn-

4oo cert uni leurs efforts pour maintenir la tranquillité de cette cité, sont pleinement convaincus que tels sontles sentiments qui animent la population, tout entière, et ils se bornent à lui annoncer que Charles X et. les membres de sa famille arriveront incessamment , accompagnés des commissaires chargés par le gouvernement de protéger leur départ

» Cherbourg, le 7 août i83o. »

J^gnés : CoiXART, ILiAVÀL-BoSM ^ Pinel^ Nosx*^ Agnès, BoHKissEBn. Lehan-

,. 591^-BuPBÉ, As3£M)Nr

Ordre da jour adressé par lé Bd mkv

'gardes'du-corps.

« Le Roi, en quittant le sol français , » voudrait pouvoir donner à chacun de ses » gardes-du'COrps et à chacun de MM. les » ofïiciers, sous-ofïicîers et soldats qui

mmm

4ot

30 l'ont accompagné jusqu'à son vaisseau,

» une preuve de son attachement et de » son souvenir; mais les circonstances » qui affligent le Roi ne lui laissent pas » la possibilité d^ écouter le vœu de 5on » cœur. Privée des moyens de reconnai- 3» ire une fidélité si touchante ^ Sa Majesté y> s'est fait remettre les contrôles des com^ }» pagnies de ses gardes-du-^corps , de

y> mémequerétatdeMMJesofficiers^géné- 9> raux, supérieurs et autres , ainsi que des y» sous- officiera et soldats qui Vont suivie ; 3» leurs noms^ conservés par M. le duc de » Bordeaux ^ demeureront inscrits dans 3» 1m archives de la famille royale , pour 3» attester à jamais et les malheurs du Stbi; y» et les consolations qu'il a trouvées dans p un dévouement si désintéressé.

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