‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 100 sur 136 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

Sainte Cale! te el Jeanne d'Arc. — De'licrance et Pacification de la France.

Les voies de Dieu sont admirables et toujours dirigées par la miséricorde même au milieu des coups les plus rudes de la justice. Lorsque les passions et les vices des hommes allaient par leur effet naturel jeter la société française dans un enchaînement lamentable de crimes, de désordres et de calamités universelles, il fait naître dans la boutique d'un charpentier une hum-

ble vierge qui par ses mortifications personnelles et celles de ses fidèles disciples ajoutera aux expiations publiques tout ce qui leur manquerait de pureté et de sainteté et par ses supplications apaisera le courroux céleste. Pendant qu'on voit se dérouler le tableau si sombre de guerres cruelles, de trahisons, de meurtres, de débauches, et de calamités qui remplit le commencement du xve siècle, dans une petite ville de la Picardie, l'esprit de Dieu forme avec prédilection et un soin maternel la jeune âme qui doit expier tant de crimes. Lorsqu'elle a déjà commencé son œuvre et assemblé les colombes pures qui doivent former l'holocauste rédempteur, lorsque le monastère de Besançon rempli estprès de donner ses premiers essaims, le ciel disposé à s'apaiser fait naître sur un autre point du territoire l'instrument merveilleux de ses miséricordes sur la France (6 janvier. 1412) et bientôt ses anges et ses saints apparaissant à Jeanne l'instruiront et la préparer' à son grand rôle. Mais avant qu'elle le commence que d'expiations il faut encore !

Tous les historiens sont d'accord pour nous faire de ces années le plus sombre tableau. Les fléaux qui frappent incessamment la France n'ont épargné aucun homme ni aucune classe, dit H. Martin ; Rois, Nobles, Bourgeois ont été frappés dans leurs personnes et dans leurs biens. Le Français si fier de sa vaillance est déshonoré par sa lâcheté ou son défaut de pa-

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