‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 13 sur 136 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

ils meurent que là où ils naissent. L'Eglise appelle leur trépas une nativité. Le culte de la séraphique vierge a franchi l'Océan. Les Espagnols l'ont porté sur les plages du Nouveau- Monde. Plusieurs provinces de France honorent aussi la célèbre enfant de la Picardie. Mais il est vrai de dire que nulle part elle n'est au rang* qu'elle mérite. Dans beaucoup de contrées, les fidèles ne semblent pas avoir entendu la grande voix de l'Eglise qui l'a tant exaltée. Tandis que les noms des fondatrices ou réformatrices d'ordres sont sur les lèvres de tous les chrétiens instruits, aussi bien que ceux des fondateurs et des réformateurs ; celle qui releva dans une grande partie de la chrétienté les trois ordres de Saint-François presque entièrement déchus ; celle qui reçut en partage le double esprit du patriarche d'Assise et de sainte Claire, est inconnue même à un grand nombre de fidèles, d'ailleurs savants ! Comment cela peut -il se comprendre ? Sa vie n'a-t-elle pas eu assez d'importance? Son action sur la société n'a-t-elle pas été assez profonde pour lui assurer après sa mort, parmi les enfants de Dieu, cette célébrité, cette confiante vénération qui n'est pas la gloire humaine, mais un reflet des splendeurs du ciel? En effet, si le nom de sainte Claire est indissolublement lié à celui de saint François d'Assise, n'en doit-il pas être de même, à plus forte raison, de sainte Colette ?

Que ceux qui seraient tentés de nous accuser

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