‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 14 sur 136 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

d'exagération, méditent ces lignes tracées par la plume non pas d'un mystique, mais d'un écrivain de la Iiena- des deux Mondes (1er mai 1881). M. Siméon Luce qui a fait du 15e siècle une étude aussi approfondie que consciencieuse s'exprime ainsi :

« Nous avons peine aujourd'hui à nous faire « une idée de l'enthousiasme que cette extati- « que (sainte Colette) sut inspirer à ses contem- « porains. C'est que nulle religieuse francisât caine, pas même sainte Claire, ne ressembla « davantage au fondateur presque divin de l'or- « dre séraphique et moralement ne l'approcha « de plus près. Pour Colette comme pour France çois d'Assise , la pauvreté volontaire était « l'idéal de la vie chrétienne , le fondement « même de la perfection morale et, comme elle « se plaisait à le répéter, une vertu toute divine.

« Colette imitait le saint qu'elle avait pris

« pour modèle, non seulement dans ses austé- « rites effrayantes, dans ses jeûnes surhumains, « mais encore dans son infinie douceur et sa « tendresse fraternelle pour certains animaux... « De sa bouche, ainsi que d'un soleil, jaillissaient « des rayons de flammes. Elle parlait toutes les « langues, elle lisait dans l'avenir, elle mettait « en fuite les démons, elle rendait la santé aux « malades, elle ressuscitait les morts. Au nom « du seigneur Jésus, saint Jean était venu l'é- « pouser pendant qu'elle priait et lui avait passé

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